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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 23:00

 

 

 

Cinq membres du PAAC-ARCHEOLOGIE

ont visité le nord du MAROC

en septembre 2010...

 

 

Jean avait préparé pour ces 11 jours

un programme de visites très riche :

 

Le circuit nous a menés vers les Cités Impériales  de Meknès, Fez et Rabat,

    et vers les villes saintes de Moulay Idriss et Chefchaouen...

 

Dernière étape : CASABLANCA,

ville natale de Jean...

    Maroc le voyage 1.1

 

 

 Nous avons visité

musées et sites préhistoriques et antiques,

devant malheureusement oublier, par manque de temps,

quelques sites majeurs.

Nous avons vu cependant :

VOLUBILIS (voir l'album), TAMUDA, TETOUAN,

LES GROTTES D'HERCULE,

M'SOURA, LIXUS, THAMUSIDA, SALA, SKYRAT,

LA CARRIERE THOMAS 1 à CASABLANCA :

 

Maroc le voyage 2.1

 

 

Nous partagerons nos découvertes sur ce blog,

dans des articles qui paraîtront bientôt...

 

 

Cartes préparatoires pour le voyage : Jean

 

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Published by Isabelle
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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 07:00

        Le cavalier de Fontainebleau-0.

Le cavalier de Fontainebleau-article Jean 1

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Published by JEAN
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 06:00

 

Proche de Châtillon-sur-Seine en pays lingon, à la croisée de voies antiques rayonnantes, et sur le cours de la Laigne, petit affluent de la Seine, VERTILLUM est un site archéologique qui mériterait d’être davantage connu.

Vertillum-article 00

Nous avions découvert au musée archéologique de Châtillon-sur-Seine la salle consacrée aux résultats de fouilles opérées sur le site depuis la fin du 19ème siècle, et déjà nous pressentions que le site était d’un grand intérêt. Il faut dire que le Musée du Pays Châtillonnais a été remarquablement rénové et les collections sont admirablement mises en valeur :

 uSalles gallo-romaines au Musée du Pays Châtillonnais                      

 C’est un agriculteur du village de VERTAULT qui nous a proposé une visite commentée fort intéressante. Depuis 30 ans, à la suite de son père, secondé par son fils et par quelques autres passionnés,  Monsieur DUMAIRE participe à l’entretien, à la mise en valeur et à la connaissance du site avec l’association « Revivre en Haute-Bourgogne ». 

u (Pour une visite accompagnée...)   

Vertillum-article 0181

 

Sur cette éminence s’est d’abord établi  un oppidum gaulois de 25 hectares mais les traces de cette occupation ont été souvent recouvertes, effacées et détruites par les occupations ultérieures…  et par les fouilles du 19ème siècle et du début du 20ème siècle.

VERTILLUM la gallo-romaine  lui a succédé : vicus prospère (plusieurs milliers d’habitants),  on y retrouve les éléments caractéristiques des autres villes gallo-romaines : quartiers résidentiels, quartiers artisanaux, forum,  centre administratif et cultuel, thermes…

Dès l’époque gauloise l’oppidum fut cerné d’un rempart de type murus gallicus dont les vestiges sont encore bien visibles : le rempart et le fossé qui l’entoure ont été localisés et cartographiés sur tout le pourtour de l’oppidum au début du 20èmesiècle. Sur le côté sud de l’oppidum, le rempart est bien visible et il subsiste sur plusieurs centaines de mètres, avec la dépression du fossé en contrebas. Des fouilles plus récentes ont permis d’en présenter la reconstitution :

 Vertillum-article 03

 

Vertillum-article 04L’ouvrage « GAULOIS ET GALLO-ROMAINS A VERTILLUM » de J. Bénard, M. Méniel  et C. Petit propose, entre autres informations très complètes sur le site, une description de ce murus gallicus :

« … Parements de moellons calcaires… poutres équarries s’enfonçant à l’intérieur du mur, plateaux de bois posés horizontalement sur les pierres du parement et sur les poutres… fiches de fer sans tête… » pour la fixation des poutres…

 

Technique différente du murus gallicus reconstitué à la Porte du Rebout à Bibracte, capitale et oppidum des Eduens sur le Mont Beuvray (Saône-et-Loire) :

        Vertillum-article 05 

Ce rempart a été restauré, modifié, réaménagé… au début de l’époque gallo-romaine, et selon l’ouvrage cité,  ce que nous en voyons et connaissons date de cette période :

« L’édification de cette fortification a nécessité un investissement économique important pour sa construction, sur presque deux kilomètres de longueur… » Enorme travail ! (Mais par comparaison, le rempart  de Bibracte mesure sept kilomètres et cerne un oppidum de 200 hectares...)    

 « Même si rapidement le rempart ne fut plus entretenu, ses vestiges marquèrent pendant toute la durée de l’agglomération gallo-romaine la limite de celle-ci. »

Ce que nous allons voir de la VERTILLUM gallo-romaine est donc contenu dans les limites de ce rempart, et cette vaste agglomération a dû avoir une certaine importance alors sur le plan régional. Monsieur DUMAIRE nous fait découvrir les différents secteurs de cette ville gallo-romaine, et il faut au visiteur moderne une bonne capacité d’imagination pour se représenter l’aspect de la ville antique.

Voici une vue de la fouille d’un atelier en 1909… (Envoi M. Dumaire)

      Vertillum 1000x732

Et voici l’état actuel de ces vestiges, dans certains secteurs du site reconquis par la végétation :

    Vertillum-article 06 

Ici se situait le forum… :

Vertillum-article 07 

Cependant les plans établis à partir des rapports de fouilles anciennes montrent une agglomération bien structurée et organisée comme les grandes cités gallo-romaines. Voici pour exemple le relevé du secteur de  « la place » qui correspond à peu près au cliché précédent :

  Vertillum-article 08

In « GAULOIS ET GALLO-ROMAINS A VERTILLUM, 160 ans de découvertes archéologiques », Planche VI

Certes ces vestiges (ce qu’il en reste après les fouilles très destructrices des siècles précédents) sont protégés sous nos pieds pour les siècles futurs… mais les riches objets découverts alors sont exposés au musée de Châtillon. A voir absolument, je réitère…

Les thermes ont particulièrement souffert des outrages récents du temps qui passe. Voici des documents, aquarelle et gravure, qui témoignent de l’état des bâtiments lors de leur dégagement au 19èmesiècle :

Vertillum-article 09 

Et nous voici devant les thermes sous leur auvent protecteur récent :

Vertillum-article 10 

On peut encore observer quelques vestiges de la pièce centrale :

Vertillum-article 11 

CONCLUSION :

Ce petit voyage en Côte d’Or et dans les Vosges nous a permis de découvrir des sites et faits majeurs de notre protohistoire et de notre histoire : Le Mont Lassois et le cratère de Vix présentés par JEAN dans un  article précédent, la ville gallo-romaine de GRAND (article à venir), et ce site magnifique de VERTILLUM qui bénéficie de l’attention de quelques passionnés sur le terrain…

Merci à Monsieur DUMAIRE pour cette visite très documentée !

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Visitez l’album photo sur VERTILLUM

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Bibliographie :

 GAULOIS ET GALLO-ROMAINS A VERTILLUM, 160 ans de découvertes archéologiques  – Sous la direction de  J. Bénard, M. Méniel  et C. Petit -  Ed. Infolio, Collection Vestigia, 2010.

Article : ISABELLE, du PAAC-ARCHEOLOGIE

Photos : ISABELLE, ouvrage cité, panneaux explicatifs sur le site et photo aimablement envoyée par M. DUMAIRE.

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Published by ISABELLE
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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 09:00

 

Peu de fouilles ayant été entreprises jusqu’à présent sur le sol de la commune, c’est pour une bonne part sur des indices de surface que l’on peut appréhender le passé le plus ancien.

 

PRÉHISTOIRE

Histoire P-C 1Quelques silex taillés caractéristiques (bifaces, racloirs, pointes) ramassés au hasard des travaux agricoles révèlent le passage de chasseurs néandertaliens à une ou des périodes indéterminées du Paléolithique moyen sur ce qui relèvera nombre de millénaires plus tard de l’espace communal de Pontault-Combault.

 

 

 

 

 

 

                                                                              Racloir convergent moustérien.

 

 Le Néolithique, temps ultime de la Préhistoire, témoin de l’émergence des premières sociétés paysannes est attesté par une relative abondance d’artéfacts. (1)  Si plusieurs fragments de bracelets en schiste poli évoquent la présence, au cours de la première moitié du 5ème millénaire avant notre ère, de populations appartenant à la culture de Villeneuve-Saint-Germain (Néolithique ancien), c’est surtout aux phases Néolithique récent / Néolithique final que semblent se rattacher les vestiges lithiques récoltés (haches polies, armatures de flèches, grattoirs, percuteurs, broyons de meules, etc.).

 

Histoire P-C 2

Un fragment de « poignard » en silex originaire de Touraine (Grand-Pressigny) et des racloirs à encoches utilisés comme couteaux à moissonner se réfèrent à la panoplie des agriculteurs du 3ème millénaire av. J-C (Néolithique final).

En 1997, une fouille archéologique menée par Valérie DELATTRE de l’INRAP sur un petit ensemble funéraire du Haut Moyen Age a en outre livré un matériel résiduel (outils de silex, petit vase) attribué au Néolithique final / Campaniforme. (2)

 

PROTOHISTOIRE

Un potin de type BN 6160/6168 (identification C. DROUOT) attribué aux Carnutes (1) récupéré dans la terre remaniée d’un lotissement et une faible quantité de tessons de poterie modelée dépourvus de décor, glanés en surface parmi d’autres débris d’époque gallo-romaine ont, un temps, constitué les seules traces éventuelles d’une présence à l’époque gauloise.

Histoire P-C 3

En 1995, préalablement à l’implantation de la Z.A.C de Pontillault, Paul BRUNET de l’INRAP (3) dirigea une opération de sauvetage qui a fourni de nouvelles informations sur le passé gaulois.

Le premier âge du Fer n’est que modestement représenté par des éléments céramiques du Hallstatt moyen découvert dans un fossé mais le 2ème âge du Fer (La Tène) est caractérisé par des restes plus substantiels.

Deux sépultures de La Tène B2 (4ème s. av. J-C) ont été mises au jour par le décapage. L’une était dépourvue de mobilier funéraire mais, dans l’autre, la défunte avait conservé un fragment de torque en bronze à décor ternaire ainsi qu’une fibule de même métal de type Münsingen. Un réseau de fossés datés de La Tène D2 (1er s. av. J-C) associé à des assemblages de trous de poteaux a permis de reconstituer les structures annexes d’une ferme gauloise qui devait se trouver non loin.

Des vestiges céramiques variés composent la majeure partie du matériel recueilli complété par une fibule en bronze étamé, de petits clous en fer, une virole métallique et un potin type LT 9180/DT 151.

 

ANTIQUITÉ

Un ancien chemin passant à l’est de la commune et reliant Melun à Torcy, dont le tracé a été plus ou moins repris par celui de la Francilienne pourrait constituer la survivance d’une hypothétique voie secondaire antique.

Quant à la route menant de Paris à Troyes, connue au Moyen Age sous le nom de « Chemin de Rome », partiellement recouverte par la moderne RN4, son origine, bien que considérée comme romaine par certains auteurs, est incertaine.

Divers lieux de la commune semblent avoir été fréquentés pendant une partie au moins des cinq siècles suivant la fin de l’indépendance gauloise. Cependant la majorité des gisements ne se signalent à l’attention de l’observateur que par quelques bris de tuiles à rebords et de poterie. Il pourrait s’agir de petits habitats ruraux à l’organisation difficilement perceptible qui ont, pour certains,  connu une réoccupation durant le Haut Moyen Age.

La fouille de Paul BRUNET mentionnée au paragraphe précédent suggère qu’à une ferme gauloise a succédé un établissement gallo-romain probablement oblitéré par les bâtiments du hameau et de la ferme de Berchères. Les abords  de celle-ci ont d’ailleurs livré des tessons antiques et médiévaux.

Histoire P-C 4

Les labours sur un site n’ayant pas encore subi les aléas de l’urbanisation ont ramené en surface, en plus des débris habituels de tegula et d’imbrex une quantité non négligeable de tessons divers(1), surtout de la poterie commune dont de la noire à pâte rouge (N.P.R.), un peu de sigillée (Drag 37) et bord de jatte Chenet 323 à décor de guillochis et couverte métallescente.

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Une meta (partie dormante d’une meule à grains) en pierre meulière remontée par un labour profond et un catillus (partie tournante) paraissant avoir subi une retaille, trouvé dans les terres de déblais d’un  lotissement en construction attestent d’activités de meunerie. (4)

Histoire P-C 5

Une demi-douzaine de monnaies romaines a pu être récoltée : un as de Vespasien au type de la Sécurité, un sesterce d’Antonin le Pieux, deux sesterces de Marc-Aurèle, un sesterce de Commode et un nummus de Constant au revers Gloria Exercitus frappé à Antioche.

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HAUT MOYEN AGE

La connaissance de cette période s’est vue profondément reconsidérée grâce aux apports de l’archéologie préventive de ces trois dernières décennies. Au sentiment misérabiliste acquis à l’étude des rares textes disponibles et de matériel issu de nécropoles a succédé, par la multiplicité des fouilles d’habitats ruraux, une complète réévaluation. Une impression initiale de désertion a fait place à celle de la pérennité ou, tout au moins, d’une réoccupation partielle de l’espace habité.

A Pontault-Combault, l’apparition en surface de terres labourées, sur quelques endroits déjà fréquentés antérieurement, de tessons de céramique à gros grains de dégraissant quartzeux, trahit la persistance d’une présence humaine lors du Haut Moyen Age.

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Cette poterie granuleuse (5) de teinte variant du gris clair au gris foncé et du beige clair au rose apparaît dans la seconde moitié du 4èmesiècle pour perdurer pendant toute la durée des temps mérovingiens et carolingiens. Elle constituera l’essentiel de la poterie domestique de ces périodes.

Ont aussi été récoltés quatre petits fragments de récipients gris foncé à pâte plus fine décorés de casiers ou d’oves renversés. Ces céramiques plus luxueuses que la vaisselle en granuleuse  peuvent être datées du 7èmesiècle.

 

Quelques objets métalliques sont eux aussi significatifs des 7ème et 8ème siècles : une bague en bronze à l’anneau brisé dont le chaton protubérant est décoré d’annelets pointés, une fibule ansée symétrique en bronze étamé au décor similaire (6) ainsi qu’une fibule ansée asymétrique découverte lors de la fouille de 1995. Enfin un denier, minuscule piécette d’argent vraisemblablement frappée à Metz (7) constitue un très rare témoignage de la circulation monétaire des débuts du 8èmesiècle.

    Histoire P-C 7

Près de la ferme de Berchères, une petite nécropole appartenant au groupe de sépultures sans lieu de culte associé dit « en plein champ » a fait l’objet d’une fouille de l’INRAP conduite par Valérie DELATTRE en 1997. (2)

29 inhumations, en deux groupes, étaient réparties de part et d’autre d’un affleurement naturel de gros blocs de meulière, en fonction – peut-être - de liens de parenté (adultes des deux sexes et enfants). L’indigence du matériel datant incite à attribuer les défunts à l’époque carolingienne. En effet, dans le courant du 8ème siècle, sous l’influence grandissante de l’Eglise, l’usage du dépôt d’objets dans les tombes est abandonné au profit de prières formulées par les vivants, estimées plus utiles au salut des âmes.

Il faudra attendre le 13ème siècle pour retrouver, sans systématisation, un dépôt funéraire sous forme de céramiques. Ce fut le cas par exemple des fouilles menées par Guy PESIER dans les années 1970 autour de l’église de la commune voisine de la Queue-en-Brie, avec des poteries flammulées  percées afin d’y faire brûler de l’encens.

La plus ancienne mention d’un lieu de culte à Berchères placé sous le patronage de Saint-Pierre-ès-Liens date seulement de 1147 mais le domaine est déjà cité en 1078 puis en 1079 avec la mention « villa quae appellatur Bercherias ». (8)

 

Texte et croquis : Georges SUCHET        Photographies : Isabelle BOYER

 

RÉFÉRENCES ET BIBLIOGRAPHIE

1)  Georges SUCHET - Des vestiges préhistoriques et gallo-romains à Pontault-Combault -  LE DONJON, Bulletin du Groupe Nature Caudacien, N° 10, avril 1975.

   Georges SUCHET – De nouvelles trouvailles préhistoriques et gallo-romaines à Pontault-Combault - LE DONJON, Bulletin du Groupe Nature Caudacien, N° 12, janvier 1977.

 Georges SUCHET – Trouvailles préhistoriques à Pontault-Combault - LE DONJON, Bulletin du Groupe Nature Caudacien, N° 13, mai 1978.

2)  Valérie DELATTRE – Le cimetière carolingien de Berchères – ARCHEOLOGIA, N° 405, novembre 2003.

3)  Paul BRUNET – Une installation agro-pastorale de la fin de La Tène à Pontault-Combault et près de la ferme de Berchères – Bulletin du G.AS.M. N° 35 à 38, années 1994-1997.

     Jean-Noël GRIFFISCH, Danielle MAGNAN, Daniel MORDANT – Carte archéologique de la Gaule, la Seine-et-Marne 77/2, 373 – Pontault-Combault p.981-982.

4)  Georges SUCHET – Deux instruments témoins de l’activité des premiers agriculteurs à Pontault-Combault - LE DONJON, Bulletin du Groupe Nature Caudacien, N° 14, décembre 1977.

5)  Michel PETIT – La céramique de type « MAYEN » en région parisienne - Bulletin du G.A.S.M. N°16, année 1975.

6)  Georges SUCHET – Note sur une fibule mérovingienne trouvée à Pontault-Combault - LE DONJON, Bulletin du Groupe Nature Caudacien, N° 11, novembre 1976.

7)  Georges SUCHET – Un denier mérovingien à Pontault-Combault - LE DONJON, Bulletin du Groupe Nature Caudacien, N° 15, janvier 1979.

     Michel DHENIN – Découverte d’un denier mérovingien à Pontault-Combault (S et M) – Bulletin de la société Française de Numismatique – 35ème année, N°3, mars 1980.

     Jean LAFAURIE – Les Monnaies mérovingiennes en région parisienne – Mémoires publiés par la Fédération des Sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l’Ile de France – Tome 32, 1981, Le Haut Moyen Age en Ile de France.

     Bruno FOUCRAY – Circulation et usages monétaires dans le monde rural francilien du Haut Moyen Age – Actes des Journées Archéologiques, S.R.A. Ile de France, 2002.

8)  Bernard HUCHET – Pontault-Combault –  Maury Imprimeurs - 1994.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 23:00

 

 

 Sortie week-end pour le P.A.A.C-Archéologie

à la découverte des richesses archéologiques bourguignonnes

et de son trésor que conservait, depuis 25OO ans

dans sa tombe, la « Dame de Vix ».

 

Le mont Lassois

 

VIX 01Le mont Lassois, modeste petite éminence proche de la commune de Vix en Côte d’Or est devenue célèbre, lorsqu’en 1953 René Joffroy et son équipe d’archéologues locaux  dégagèrent à ses pieds dans une boucle de la Seine le fabuleux « Trésor de Vix » actuellement conservé au musée de Châtillon sur Seine.

 

VIX 12 

A mi-chemin du sommet, à l’entrée du cimetière qui entoure la petite église St Marcel...

VIX 11

  

  

  

Les contreforts de l’église St Marcel utilisent des sarcophages en réemploi...

  

  

... nous rencontrons inopinément le sympathique et volubile maire de Vix qui nous évoque la découverte du trésor et nous indique le chemin du palais de la Dame de Vix ainsi que l’emplacement dans la plaine en contrebas du tumulus qui contenait sa tombe.

 

VIX 08

 

 

 

 

Sous un radieux soleil d’automne, l’équipe entame l’ascension du mont Lassois (300m) pour découvrir sur une vaste esplanade, un champ de fouilles protégé par de grandes bâches qui laissent apparaître  un grand nombre de trous de poteaux, fondations antiques de vastes et riches bâtiments qui dominaient et contrôlaient la vallée de la Seine.

 

 

 

 

 

 

Quel panorama !

VIX 09 

Véritable ville celtique à l’habitat ordonné et planifié autour d’un axe de circulation central, le palais entouré  de bâtiments plus modestes occupe le centre de la parcelle la plus vaste. Entouré de solides fortifications, cet oppidum avant l’heure était idéalement situé sur l’axe Rhin-Rhône-Seine et commandait certainement la route de l’étain en provenance de Cornouailles. Cuivre et étain, précieux minerais destinés à la métallurgie du bronze, étaient nécessaires au monde étrusque et grec pour leurs besoins en objets de prestige.

 

Dans ce palais de la période finale dite de Hallstatt vivait une princesse ou prêtresse, de type nordique qui fut enterrée 500 ans avant JC dans une riche tombe à char au milieu d’un magnifique trésor. La plus belle pièce en est sans conteste un gigantesque et unique cratère qui devait servir à conserver le vin lors des libations de la cérémonie funéraire.

VIX 03 

Des libations plus modestes pour notre équipe sous la forme d’un copieux pique-nique et grâce au GPS/ 47 54 13.28 nord – 04 32 28.28 est   nous nous rendons ensuite en pèlerinage sur la tombe en contrebas où il ne reste rien, sinon le point de vue sur le mont Lassois et une vague protubérance dans le champ de luzerne… Tant pis, allons vite admirer ce fameux trésor au musée de Châtillon-sur-Seine.

          

 

 

Châtillon-sur-Seine 

 

VIX 05A 6 kms de Vix, Châtillon-sur-Seine lové dans un méandre de la toute jeune Seine compte de nombreux vestiges d’occupations aux époques préhistoriques et historiques.     
VIX 06Au VIII° siècle, première mention d’une colline où s’élevait « Le Castel » qui donna son nom à Châtillon. En 886, l’évêque de Langres fit édifier dans l’enceinte du château une église pour abriter les reliques de St Vorles ; reconstruite au X° siècle dans un pur style roman, elle est presque parvenue identique jusqu'à nous après de multiples rénovations.
 
                                                                                       L'église St Vorles et St Bernard

 

 

 

Les ruines du CastelVIX 07

 

 Les sources de la Douix

 

L’une des curiosités majeures de Châtillon-sur-Seine est la résurgence de la source de la Douix d’un imposant porche calcaire situé sous les ruines du château, qu’il faut aller voir le soir, lorsque la pleine lune se reflète dans l’eau.

      Article VIX-Chatillon 13 1200x644

 

Cette source au débit important qui se jette 50 mètres plus loin dans la Seine fut un important lieu de culte celtique et gallo-romain, comme l’attestent les nombreuses fibules en fer et en bronze et les 40 ex-votos en calcaire qui y ont été trouvés. Toutes les époques même chrétiennes ont perpétué la tradition, puisqu’une statue de la Vierge à l’enfant du XVI° siècle est disposée dans une niche aménagée dans la falaise.

 

 

Le Musée du Pays Châtillonnais et le trésor de Vix

 

Dans la ville basse, le nouveau Musée du Pays Châtillonnais s’est établi récemment dans les communs d’une ancienne abbaye du XII° siècle où il abrite une riche collection d’objets du patrimoine régional et plus particulièrement les fameuses trouvailles de Vix. 

      VIX 04Déception pour les amoureux de la pellicule, « Pas de photos » nous indique l’accueil ! Peu importe, le lien vers le site du musée compensera le manque d’images.

Je me précipite vers la salle du trésor …………..et admire au passage le grand « lebes » (ou chaudron de libations) du tumulus de Sainte-Colombe-sur-Seine, commune proche de Vix, trouvé également dans une tombe féminine : décidément le matriarcat était une composante majeure de cette société  de l’âge du fer…. !

 

Le cratère de Vix

…….Encore quelques pas, des vitrines, un coude et le voilà enfin ! Ce cratère géant en bronze, fabriqué en Italie du sud (Grande Grèce de l’époque) est unique dans le monde Grec : 1,64 m de hauteur pour un diamètre de 1,27m et un poids de 208 kgs, il pouvait contenir les 1100 litres de boissons aromatisées nécessaires aux convives du banquet qui certainement a eu lieu lors des funérailles de la Dame de Vix.

Le regard de deux gorgones grimaçantes nous glace le sang, elles servent d’anses au grand récipient avec leurs membres serpentiformes entourant la cuve dont les jambes se terminent par des têtes de serpents. Sur le col, en bas relief, un défilé de guerriers grecs à pied parade  en alternance avec des conducteurs de chars de guerre à deux roues tirés par quatre chevaux. Son grand couvercle est exposé dans une vitrine ; destiné à filtrer les épaisses boissons épicées, il était surmonté par une petite statuette féminine représentant peut être une déesse bienfaitrice.

 

L'inhumation de la Dame de Vix

« La défunte, parée de bijoux et coiffée d’un torque en or d’un poids de 480g, véritable chef d’œuvre d’orfèvrerie, fut allongée sur le plateau d’un char dont les roues démontées étaient posées sur les parois de la tombe.. ». On retrouve la scène de l’inhumation de la princesse âgée de 35 ans dans une reconstitution grandeur nature de la tombe à char qui nous emporte 25 siècles dans le passé. Outre le cratère rempli de boissons capiteuses, on dispose autour de son char un riche service à boire ; un « œnochoé » (cruche) en bronze lui permettra de se servir le vin dans une coupe attique représentant un combat entre guerriers grecs et amazones ; enfin, trois grands plateaux circulaires à offrandes sont posés à proximité pour son long voyage dans l’au-delà.

C’est fini pour la princesse de l’âge du fer, des chants, des pleurs, des cris, des incantations ! Le tumulus est refermé, scellé et oublié ! Il ne sera plus rouvert qu’au XX°siècle.

 

 

La civilisation de Hallstatt et les tombes à char

 

A la fin de l’âge du bronze, vers le 1er millénaire avant notre ère, apparurent des peuples originaires d’Europe centrale, les Celtes. Ils ouvriront une nouvelle époque, l’âge du Fer, divisée par les spécialistes en deux grandes périodes : la culture dite « de Hallstatt » qui s’étend jusque vers l’an 450 av. JC et celle de « La Tène » qui lui est postérieure.

 

La Civilisation de Hallstatt, du nom d’une localité autrichienne qui en est le berceau, avait coutume d’inhumer ses riches défunts sous tumulus, allongés sur le plateau d’un char, avec armes et bijoux.

 

 

Texte et photos de JEAN, du PAAC-ARCHEOLOGIE

 

      Remerciements : CNRS B.Chaume. Musée du Pays Châtillonnais

 

 

 
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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 07:48

    Le château de BOVES : un site, une exposition...

 

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Quelques images d'un site en cours de fouilles

et visite de l'exposition au Musée de Picardie, à Amiens :

Boves-l'exposition 00 1200x845

 

 Le Premier château et son évolution (X° siècle)

Au tournant des IX°-X° siècles, les nombreux raids vikings dans la vallée de la Somme provoquent l’érection de lieux fortifiés sous forme de mottes de terre artificielles. C’est certainement dans ce contexte que le château de Boves est édifié bien qu’aucune source historique ne le mentionne avant le milieu du XI° siècle. Le caractère exceptionnel  de cette motte réside dans sa mise en place précoce, la première moitié du X° siècle et son volume impressionnant (45 000 m³).

Boves le château 02 1200x731En effet, dès l’approche, la masse de la motte castrale est vraiment imposante. On se prend à tenter d’imaginer le château dans son état du XII° siècle

 

 

 

 

 

 

 Construction de bois à l’origine, le château a évolué jusqu’au XVI° siècle et cinq étapes de la construction ont été observées et mises en évidence par les fouilles archéologiques :

Boves le château 01 1200x644.1.1

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Les fouilles se poursuivent…  Boves le château 06 1200x483

Boves le château 07 1200x899Et ne subsistent,  de cette construction qui fut majestueuse et imposante,  que ces deux pans de murs dressés vers le ciel,  vestiges du donjon du XII° siècle reconstruit en grande partie au XIV°

Boves le château 04 1200x899

Pour se documenter :

Recherches pluridisciplinaires sur le site castral et prioral de BOVES 

La vie de château : BOVES

NB : le texte en italiques et les reproductions des plans sont empruntés aux panneaux descriptifs présentés dans l’exposition « La vie de Château » présentée au musée de Picardie à AMIENS de novembre 2010 à avril 2011.

Les documents sont publiés avec l'aimable autoristion du Laboratoire d'Archéologie et d'Histoire, Université de Picardie Jules VERNE, AMIENS.  

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Published by Isabelle - paac-archéologie
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:23
MALTE : LES DEUX PLUS RECENTS TEMPLES MEGALITHIQUES
  
De retour de MALTE en avril 2006, Yvonne nous rappelait la préhistoire de cette île et nous parlait de ses temples mégalithiques.
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MALTE ET GOZO sont des îles récentes, leurs couches sédimentaires se sont déposées depuis 25 à 5 millions d’années dans la mer. Elles sont composées de calcaire corallien très dur et de calcaire tendre excellent pour la sculpture.
Encore maintenant, comme le bois est rare, les agriculteurs qui ont besoin d’une planche en scient une dans la roche qui est omniprésente.
 
Pendant les différentes glaciations l’archipel maltais a été réuni à la Sicile voisine. De nombreux animaux sont allés jusqu’au bout des terres émergées vers le Sud.
                                                                                                                                                              
Après la fonte des derniers glaciers et l’isolement de Malte et de Gozo, il s’est produit le même phénomène que sur d’autres îles de la Méditerranée et sur l’île de FLORES : de nombreux animaux ont évolué et se sont nanifiés. Des os d’éléphants pygmées, d’hippopotames nains, de petits cerfs rouges et d’autres animaux disparus ont été retrouvés dans des grottes.
La présence de l’homme est attestée depuis 5200 B.C. Celle de l’homme paléolithique était toujours contestée en 1960. Les techniques modernes de datation devraient toutefois contribuer à résoudre ce problème.
Les premiers Maltais sont vraisemblablement  venus de Sicile dès les progrès de la navigation avec famille, instruments, ustensiles, céréales, etc. Ils ont apporté avec eux silex et obsidienne (de Lipari), ces roches n’existant pas dans les couches sédimentaires de Malte et étant indispensables pour l’agriculture, la chasse et la construction.
 
De 4100 à 3800 BC, fait rarissime, ces gens ont commencé à ensevelir leurs morts dans des puits naturels ou creusés. Ils rangeaient soigneusement les os des morts réduits à l’état de squelettes : à ZEBUG on a trouvé 54 individus avec d’innombrables objets et de l’ocre rouge. Cette tombe a été utilisée pendant de nombreux siècles, pour un même clan. Dans la grotte de BUR MGHEZ  on a trouvé les restes de plus de cent personnes.
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 HAGAR QIM -  Entrée du Temple
   
Vers 3600 B.C. les premiers temples ont été érigés. Ils avaient un plan en forme de lobe, les constructeurs  ont ajouté une abside lobée puis trilobée, il y a eu jusqu’à cinq absides. Ces temples se répandirent sur toutes les îles. On en dénombre 23. Ils ont été fouillés dès le début du XX ème siècle par des archéologues anglais qui ont beaucoup publié. Il y a encore de nombreuses découvertes à faire. (Il n’y a pas eu de fouilles depuis 1990).
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HAGAR QIM - Trou à libation ou à oracle dans une abside
 
Pour construire ces temples, on peut penser raisonnablement que ces îles étaient très peuplées, très riches, que les gens étaient très structurés par clans. Les déesses maltaises parfois gigantesques devaient y être honorées, représentant la fécondité et ses rites. Cette architecture mégalithique est unique en Europe néolithique. Les constructions se sont arrêtées vers 2500 B.C. et on ne peut que faire des hypothèses sur ce changement de culture.
 
Pour visiter HAGAR QIM et MNAJDRA  il faut prendre un autobus. Deux surprises pour nous Français, la conduite à gauche (occupation anglaise passée oblige) et le tableau de bord orné de vierges, de crucifix (la République de Malte n’est pas laïque). 
Les vallées sont plantées de fruitiers mais les collines sont caillouteuses et nous arrivons au sud de l’île dans une région sauvage et aride. 
HAGAR QIM et MNAJDRA  ont été construits entre 3000 et 2500 B.C.
 
Et c’est l’arrivée sur HAGAR QIM...
Mes voisins ne me croient pas beaucoup quand je leur dis que ces blocs quadrangulaires ont été taillés sans l’aide du métal. Nous pénétrons dans le temple par une allée dallée qui ouvre sur des absides, toujours faites de pierres parfaitement équarries et rangées bien d’aplomb.
Malte 3 500x373Autel à HAGAR QIM
Certaines pierres sont percées de trous sphériques : pour des libations ? Pour des oracles comme à DELPHES ?
On voit aussi de petits autels dans des endroits très étroits.
Certains blocs sont ornés de volutes en piquetage, ce sont des reproductions des originaux placés au Musée archéologique de LA VALETTE.
Dans ce musée sont exposées aussi les déesses mères, certaines énormes, dont nous avons vu une reproduction à l’exposition ÈVES ET RÊVES et qui se trouvaient dans ce temple. Il y avait aussi de nombreuses statuettes phalliques et des têtes pour mettre sur les bustes de ces dames.
Un tableau explique que les mégalithes étaient probablement hissés au moyen de cordes tandis que des pierres rondes de la dimension d’un ballon de football étaient glissées sous ces grandes masses pour faciliter leur mouvement et les faire basculer. La plus haute (sur la première
photo) mesure 7 mètres sur 3.
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MNAJDRA - Fenêtre d’une abside 

 

Le temple de MNAJDRA se trouve à 500 mètres en contrebas  d’une superbe allée dallée, sur la falaise dominant la mer.

Exposé aux vents, il est plus abîmé par l’érosion. C’est un ensemble formé de plusieurs temples construits successivement, celui du milieu est le plus travaillé. De nombreuses pierres sont décorées de piquetages.

 

On entre dans un temple qui a trois absides, un autre en a quatre, c’est aussi gigantesque que beau de régularité. L’enceinte extérieure a protégé les blocs intérieurs.

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L'entrée du Temple de MNAJDRA

  

Bibliographie : une seule traduction en français trouvée par une libraire complaisante dans son arrière boutique : 

MALTE : Archéologie et Histoire par J.S. TAGLIAFERRO, Miller guides 1994

                        Tell me about the Maltese Temples par Linda ENEIX   OTTS 2000

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Published by Yvonne, du Paac-Archéologie
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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 06:19
JEAN nous fait revivre des découvertes  riche d'émotions...
 
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Les Statues Menhirs Rouergates
 
Rodez 5Le musée Fenaille à Rodez est un vrai bonheur pour l'amateur d'archéologie  : de la préhistoire au moyen âge régional, plusieurs étages du musée s'offrent à notre équipe qui est ravie.
 
 
Mais ce qui fait le musée est unique, c'est qu'il rassemble une magnifique collection de Statues Menhirs auvergnates, statues que l'on croit être aujourd'hui des dieux ou déesses préhistoriques...
 
   
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Rodez 0L’objet mystérieux…
 
Il en était question dans un article de J. ARNAL et C. HUGUES en 1963 (voir la bibliographie) :
 
« Au sujet de l’objet, toutes sortes d’hypothèses ont été émises : étui pénien, poignard, fourreau de poignard et, tout récemment, corne d’abondance ou de chasse, ainsi que l’a proposé notre ami A. SOUTOU. Il importe de remarquer qu’il y a deux types d’objets. Le premier vertical [..], porté par une courroie qui passe derrière le cou ou parfois est en bandoulière. Il ressemble davantage à un étui vide car il n’a pas d’anneau supérieur [voir illustration dans l’article]. Le second plus fréquent et peut-être plus ancien se termine par un trou rondRodez 6 très visible.
Il est accroché obliquement en bandoulière ou parfois placé horizontalement sans moyen de suspension visible [voir illustration dans l’article].
 
Pour nous, l’interprétation des ces deux objets ne pose pas de problème. […] L’objet énigmatique pourrait être soit le signe de reconnaissance d’un chef, soit un emblème religieux. »
 
 
 
 
   

Dans sa vitrine, la petite statuette de Capdenac-le-Haut (Lot) fixe Jean-CharlesRodez 2 notre trésorier de ses yeux globuleux. Cette statuette est une énigme, datée de 3000 av J-C, elle offre de troublantes similitudes avec les déesses de Lépenski-Vir sur le Danube, vieilles elles de 4500ans av J- C ! 

 

 

Inquiétantes aussi les représentations de ces dieux guerriers qui plastronnent avec leurs armes et l'Objet mystérieux qui seraient les symboles de leur puissance et de leurs pouvoirs.

 

 

Plus rassurante, la statue menhir dite la "Dame de Saint- Sernin" la Déesse Rouergate nous interpelle avec ses rangées de colliers et de tatouages qui semblent la faire sourire. D'après les archéologues, ces statues de la fin du 3° millénaire av J-C auraient été disséminées dans les forêts profondes et autres endroits inaccessibles pour servir de repères de sources ou de terrains de chasse, ou moins pacifiquement de bornes frontalières entre tribus.

 
 
Bibliographie  :  ARNAL J. et HUGUES C. — Sur les statues-menhirs du Languedoc-Rouergue. Archivo de Preistoria. Levantina, X, 1963, Valencia.
Liens : http://www.musee-fenaille.com/

 

 

 

 

 
Les Hypogées de la Marne : l’hypogée du Razet à Coizard
 
L’ensemble du territoire francais connaît entre 3500 et 2800 de grands bouleversements qui génèrent, dans le Bassin Parisien, une grande diversité culturelle regroupée sous la dénomination ancienne de «Seine-et-Oise-Marne». Cette culture se caractérise principalement par l’utilisation de poteries à pâte grossière dites «pots de fleurs» et l’édification de sépultures collectives en allées couvertes et en hypogées dans la Marne.
 
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Le nom de "Marne" donné au département n'est pas usurpé. Tout de suite après avoir franchi la RD51 entre Sézanne et Epernay, les coteaux de "marne" striés de vignes des marais de Saint-Gond nous accueillent sous le soleil champenois...
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Olivier, notre accompagnateur de la DRAC, a du mal à ouvrir la porte qui ferme l'entrée du petit bâtiment modernede l'hypogée N°  24 du Razet.
 
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Dès l'ouverture, un souffle froid venu du fond des âges s'échappe du trou noir qui s'enfonce dans la colline, ce qui ne nous empêche pas de nous hâter derrière la lampe tremblotante de notre guide.
 
Au fur et à mesure de la descente dans l'étroit boyau, le silence se fait de plus en plus obsédant, le lieu est envoûtant, surtout quand, médusés, nous découvrons la figure inquiétante de l'être gravé dans la pierre qui garde l'hypogée.
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Mi-chouette mi-femme, elle semble nous regarder par delà les millénaires avec une attention plus curieuse qu'hostile. Notre guide nous rassure : "C'est la déesse des morts, regardez ses seins et son collier, elle a été gravée il y a plus de 4000 ans pour veiller sur les défunts qui reposaient ici".
Dans l'antichambre, stupeur! Une autre déesse avec son visage en T et son collier à trois rangs nous interpelle dans une langue inconnue.
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Entrons dans la cavité rectangulaire qui était une tombe taillée à la main probablement avec un pic en bois de cervidé.
Olivier nous montre les représentations des haches néolithiques et "l'objet" énigmatique qui intrigue tant les archéologues.
   

 

 

   
 
Remerciements : DRAC et SDAP de la Marne.
Photos : JEAN
 
Bibliographie : La France d'avant la France, Jean GUILAINE.
"La Révolutionnéolithique en France, INRAP 2010, sous la direction de Jean-Paul DEMOULE.
En savoir plusSépultures collectives du Néolithique en Champagne : recherche d'une identité régionale, Alain VILLES,1996.  Cet article évoque les actions à mette en oeuvre pour protéger ce patrimoine, notamment les sites de Coizard et de Villevenard.
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:04

 

 

Le PAAC-ARCHÉOLOGIE est une association loi 1901 basée à Pontault-Combault, en Seine-et-Marne.

(Elle est une section du  P.A.A.C. - Pontault-Amicale-Athlétic-Club, mais nous ne sommes pourtant pas spécialement sportifs, cette affiliation est "amicale", comme l'indique son nom!)

 

Le PAAC-ARCHÉOLOGIE a pour but la sensibilisation des Pontellois-Combalusiens et de ses adhérents à notre patrimoine depuis la préhistoire la plus ancienne jusqu'à la période médiévale.

Les activités proposées, à fréquence mensuelle, consistent principalement en visites de musées, d'expositions, de monuments et de sites archéologiques.

 

L'association organise périodiquement, en partenariat avec UniversCité – l'université populaire de Pontault-Combault – ou d'autres associations, des expositions ainsi que des conférences, telles l'exposition ÈVES et RÊVES : La Préhistoire au Féminin  il y a déjà quelques années...

Un voyage d'études de plusieurs jours est proposé chaque année aux adhérents dans une région de France ou même à l'étranger : Bretagne, Mayenne, Tunisie, Maroc… En 2014, nous étions en Finistère sud, dans une région riche en témoins mégalithiques et historiques.

Les projets ne manquent pas : La Saintonge et ses vestiges de l'Antiquité, le VALCAMONICA en Italie, les sites antiques et musées qui s'égrènent le long du sillon rhodanien... Retourner au Maroc pour admirer les gravures rupestres de la Vallée du Drâa...

L’association ne propose ni stages, ni chantiers de fouilles et n'inclut pas dans ses activités la recherche, par quelque méthode que ce soit, de trésors enfouis... Cependant notre partenariat avec la Société Archéologique de Touquin (S.A.T.), en Seine-et-Marne, nous permet de participer à des fouilles sur des sites de la période gallo-romaine.

Contact : paac.archeologie@gmail.com

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:23

Bonjour!

Bientôt sur ce blog

de la section ARCHEOLOGIE

du PAAC de Pontault-Combault (Seine-et-Marne),

des photos et des comptes-rendus

de nos visites de musées,

de nos activités et de nos voyages ...

 

 

     Polissoir de Gemigny

Avril 2011 - Polissoir du Fond de Prément à Germigny sous Coulombs (Seine-et-Marne) ...



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