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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 09:24

 

Le PAAC-ARCHEOLOGIE était présent le 23 juin 2013 au FORUM DES ASSOCIATIONS de Pontault-Combault.

 

Nous y avons rencontré d'autres passionnés, petits et grands, qui ont pu tester leurs connaissances en archéologie, partager leurs expériences, se renseigner sur nos activités pour peut-être ensuite nous rejoindre...

 

Forum-associations-2013 (3)

 

Notre assemblée générale de rentrée se tiendra fin septembre, elle sera annoncée sur ce blog.

Si vous souhaitez en être averti, inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir un mail lors de la parution de l'annonce (cocher les deux cases).

 

Forum-associations-2013--5-.JPG

           En toile de fond : peintures rupestres de diverses grottes : Cosquer, Chauvet, Lascaux... par Jean-Charles.

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Published by Isabelle Boyer, Paac-Archéologie
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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 06:59

 

SAINT-SULIAC  (Ile-et-Vilaine) 

 

Saint-Suliac (2)

 

Situé dans l’estuaire de la Rance, SAINT -SULIAC  fait partie de l’association  « Plus Beaux Villages de France ». Il existe  depuis les temps les plus reculés. Un camp viking et une tour d’église fortifiée font partie de son patrimoine assez extraordinaire.

 

 


Sous la pointe de Grainfollet  se trouve une grotte. Habitée au Paléolithique, on en a retiré 6000  objets en silex, autour d’un foyer. Elle est presque comblée actuellement par des galets.

 

 


Au Néolithique les hommes ont érigé un « Doigt de Gargantua » (Gargantua a sévi même en Bretagne) qui subsiste sur le Mont Garrot. C’est le seul témoin de l’époque. Il y a eu aussi trois autres menhirs, trois dolmens et une allée couverte de 13 mètres. Ils ont disparu.

 

 


Les romains ont établi une voie et construit des villas. Ils se sont installés aussi dans la baie et ont construit un castrum appelé Gardaine.

 La ville actuelle doit son nom à  Suliac, moine gallois. En 560 il a fondé monastère, une église et un oratoire.

D’après la légende, il serait allé  en Italie, y aurait apprécié le vin. Il aurait donc fait planter des vignes sur le Mont Garrot  pour retrouver  sa boisson préférée. Le petit vignoble existe toujours !

Dans le 1er tiers du Xème siècle les Vikings installent une cité portuaire sur les ruines du castrum : une enceinte fortifiée en quadrilatère, encore visible, entourée d’un rempart de 600m. Ils pouvaient héberger 60 drakkars dans la baie. Ils contrôlaient aussi bien les accès maritimes que terrestres.


Saint-Suliac (3)

En 939 cependant, après de nombreuses défaites, ils sont retournés en Normandie.

En 1880, un ostréiculteur eut l’idée d’installer ses huîtres sur ces restants de murs. C’est alors qu’ils ont été identifiés, on a trouvé des armes en fer et des ossements d’animaux. On  nomme aussi l’emplacement  « l’Huîtrière ».


Saint-Suliac

Par exploration aérienne en 1988, on a vu que les normands avaient construit  sur les ruines du castrum romain. Les vestiges en sont visibles à marée basse, des algues soulignent le quadrilatère des  anciennes fortifications. La baie s’est envasée ensuite.


Saint-Suliac (4)

 

 

 

Saint-Suliac (1)

 

 

L’église  et  l’abbaye ont été souvent détruites par des invasions. En 1597 on a construit une église fortifiée pour protéger les habitants pendant les guerres de religion. Elle était occupée par des militaires. De la tour très haute  quadrangulaire on pouvait voir les ennemis arriver.

C’est une des rares églises bretonnes  de ce genre.

 

 

Malgré tout deux galères venant de SAINT-MALO se sont  embossées dans  la baie et les habitants du village ont été massacrés.

SAINT-SULIAC a été un port de corsaires puis de terre-neuvas, ce qui  a fait sa fortune et explique les belles maisons du bourg.

 

 

 

 

 

 

Auteur : Yvonne  Garnier 

Photos : Y. Garnier, carte IGN-Géoportail 

Références : dossiers du CRDP de Bretagne

 

 

 

 

 

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Published by Yvonne Garnier
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:58

 

Souvenirs d'un voyage déjà ancien  du PAAC-ARCHEOLOGIE en Belgique, par YVONNE…

 

Spiennes 2002 2

 

 

 

… Pour la visite de la minière nous avons été accueillis par des bénévoles passionnés, puis nous avons été accompagnés sur le chantier voisin par un jeune archéologue aussi compétent.

 

 

 

 

La descente, par une échelle de 8 mètres, est certainement plus facile et mieux éclairée qu'autrefois!

 

 

 

 

Le diamètre des puits était en général de 80 cm à 1 mètre. Dans cette craie très blanche de la fin de l'ère secondaire  on dénombre 7 à 8 bancs de nodules de silex gris-noir.

 

Spiennes 2002 1 2

 

 Les carriers n'ont exploité que les deuxième et troisième couches, en commençant souvent par la troisième. Ils rebouchaient ensuite les puits avec les déblais, et ceux-ci sont très riches à étudier.

 

Spiennes 2002 4

 

Spiennes 2002 3

 

 

Au cours des siècles, les mineurs creusaient sans le savoir à côté d'une autre minière déjà exploitée, d'où beaucoup de "soupiraux", petites ébauches de galeries qui devaient permettre de voir si cela valait la peine de poursuivre plus avant.

  

 

 

Les archéologues pensent que 10 000 puits au moins ont été creusés sur 100 hectares. Les datations au carbone 14 donnent les dates d'environ 4 400 ans, 3 700 et 3 150 ans av. JC. C'est donc une exploitation qui a commencé au Vème millénaire et s'est terminée vers la fin du IVème millénaire, avec des interruptions.

 

 

On a trouvé sur le site un camp d'habitations cerné de deux fossés et d'une enceinte.

Il reste encore des milliers de pistes à suivre !

 

Textes, photographies et croquis  :  Yvonne Garnier

Pour en savoir plus  :  http://minesdespiennes.org/

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Published by YVONNE G.
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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 23:00

 

LE  MUSEE  DE  SENS

 

Suite et fin de la visite organisée par Jean-Marie Létienne, et toujours avec l'accompagnement érudit de Bernard BROUSSE, vice-président de la SOCIETE ARCHEOLOGIQUE DE SENS.

 

 

Pour clore (enfin!) le compte-rendu de cette journée, voici quelques images glanées dans le musée, elles donnent une faible idée de toutes les richesses exposées.


Pour la Préhistoire, de nombreuses vitrines témoignent du passé très ancien de la région.        

Voici seulement quelques poteries néolithiques aux formes et aux décors variés :

 

SENS 4 0

 

La période gallo-romaine a retenu notre attention  : abondance des vestiges, splendeur de la cité d'AGENDICUM...

La restitution de la façade des thermes évoque la magnificence des monuments antiques :

 

SENS 4 1

 

SENS 4 4

 

 

Les mosaïques, malheureusement en petit nombre, permettent d'imaginer le luxe des constructions et d'apprécier le savoir-faire des artisans.

 

SENS 4 2

 

Nous avons spécialement admiré la mosaïque de la Course du Soleil, évocation d'un mythe grec.  Je vous invite à visiter (ou re-visiter) le blog de Jean-Marie Létienne qui nous présente cette mosaïque avec force détails : Voici " Phaéthon, fils d'Hélios, le soleil, [qui] tente de maîtriser les chevaux effrayés de son père…"

 

SENS 4 3

 


 

Les caves de l'Archevêché accueillent les stèles mortuaires des nécropoles antiques d'Agendicum, dans une très belle et solennelle "mise en scène"  :

 

SENS 4 5

 

Je vous renvoie encore ici au blog de Jean-Marie, pour découvrir l'histoire du forgeron Bellicus, histoire déchiffrée sur sa stèle même  :


 SENS 4 6

(Cliquez sur l'image)

 


 24-SENS-Musée

Visitez l'album-photos du musée...

 

Nous vous donnons rendez-vous dans quelques mois pour la suite de cette visite dans un passé bien présent encore… A bientôt, à SENS  !

 


 

Texte : Isabelle Boyer - PAAC-ARCHEOLOGIE

Photos : J. Lentignac, I. Boyer,  avec l'autorisation des Musées de Sens

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 08:00

 

 

LA CATHEDRALE DE SENS,

autres merveilles...

 

 

Terminons cette visite...


SENS 3 00 628x1000

 

 

 

 

 

 

Sous les piliers de la nef, à gauche derrière le groupe, deux monuments méritent une présentation : le monument des Salazar et le mausolée des frères Davy du Perron. Et dans une chapelle du chœur, le mausolée du Dauphin. 

 

 

 

 

 

 

 

Le monument des Salazar

 

Le monument élevé en 1515 par l'Archevêque Tristan de Salazar à la mémoire de ses parents est d'un grand intérêt : maîtrise de l'art des sculpteurs, richesse des symboles qui nous ont été commentés par Bernard Brousse...

 

SENS 3 01 606x1000

Il faudrait y revenir...

En voici une vue d'ensemble empruntée au site de l'Office du Tourisme de Sens :

 

SENS 3 02 650x992


Le mausolée des frères du Perron

 

Le mausolée des frères Jacques et Jean Davy du Perron (XVIIème siècle), qui furent tous deux archevêques de Sens, a peu retenu nos photographes :


SENS 3 03 669x1024

 

 

 

Aussi je vais vous proposer cette photo qui le met bien en valeur, elle aussi empruntée au site de l'Office du Tourisme. Effets de marbre blanc et noir, le monument aurait coûté très cher, selon  Jean Lévesque de Burigny dans sa "Vie du Cardinal du Perron" (1768) : "Il coûta huit mille livres : on y voit les figures au naturel des deux frères, à genoux, avec leurs Épitaphes..." Il témoigne du rôle important joué par ces deux personnages dans la vie religieuse, politique et culturelle de leur temps, sous les règnes de Henri III et Henri IV principalement.

 

 

 

 

 

 

 

Ce monument, du moins ce qu'il en restait (peut-être après les déprédations de la Révolution?) fut réinstallé tardivement à cet endroit de la nef puisqu'on peut lire ceci dans l'ouvrage cité plus haut, reproduit dans un article du Bulletin de la Société archéologique de Sens de 1846 :

  SENS 3 04 722x778

Voir le document 1912_N0298610_jean_perron



Je crois avoir compris d'ailleurs que le premier monument, celui de la famille Salazar, fut lui aussi déplacé et avait été élevé initialement dans une chapelle dédiée par l'archevêque à la mémoire de ses parents. Que de remaniements dans cette cathédrale au fil des siècles...

 

Le dernier monument a subi lui aussi les aléas de l'Histoire, le voici...

 


Le mausolée du Dauphin 

 

SENS 3 05 1000x749

 

Sous la voûte XVIIIème siècle présentée dans le premier article, dans la chapelle Sainte-Colombe, nous avons admiré le mausolée du Dauphin. 


 

 

SENS 3 06 656x648

 

Petit rappel : le Dauphin était le fils de Louis XV et de la reine Marie Lesczynska.
Disparu en 1765, il n'a jamais régné mais fut le père de trois rois : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. Ce mausolée est un monument de marbre blanc sculpté par un maître, Guillaume Coustou (1777-1746), auteur entre autres chefs d'œuvres des Chevaux de Marly et de la Diane à la biche, réalisés dans le cadre des commandes officielles pour les grands travaux de Louis XIV à Versailles. (On peut les admirer au LOUVRE...)

 

SENS 3 07 679x1024

 

Empruntée au site de l'Office du Tourisme de Sens, voici une autre vue de ce monument qui montre comme il s'intègre bien dans l'écrin de cette chapelle, bien qu'il y fût transporté très tardivement, après une histoire très mouvementée.

 

Le mausolée n'est pas un tombeau, et les restes du Dauphin, après un séjour dans une fosse commune pendant la Révolution, ont été déposés sous une pierre tombale dans le chœur.  Pour connaître les détails de cette histoire, consultez cette page du site de la Société Archéologique de Sens...


 

 

Enfin ce détail témoigne de l'art du sculpteur, sensible et naturel à la fois :

SENS 3 08 1000x666Merci au photographe!

                                                                                                     

 

  Pour terminer cette visite rapide de la cathédrale, il y aurait encore tant à dire...  Il conviendrait de reparler de la construction de la cathédrale au tout début de l'art gothique, d'observer depuis la cour du musée le magnifique portail sud, les arcs-boutants innovateurs mais encore primitifs dans leur conception. Nous y reviendrons peut-être lors d'un prochain voyage à Sens, mais pouvez dès maintenant feuilleter l'album photo de Jean.


 Emmanuel nous fournit le clap de fin :

 

SENS 3 09 1071x1600 

 


 

 

Texte : Isabelle Boyer - PAAC-ARCHEOLOGIE

Photos : Jean Lentignac, Emmanuel Colonnier, Isabelle Boyer, Office du Tourisme

Documentation : Documents et sites internet (liens dans le texte).

Article du Bulletin de la Société archéologique de Sens de 1846 : Lettres de Jean du Perron, Archevêque de Sens.

 Jean Levesque de Burigny - Vie du cardinal Duperron, Archevêque de Sens, & Grand-Aumônier de France, Paris, De Bure Père, 1768. Citation Wikipedia

 

 

 

 

A suivre : nous visiterons le musée... clic!


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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 16:15

 

 

Poursuivons la visite... 

 

LES VITRAUX DE LA CATHEDRALE DE SENS 

 

Ils sont d'une grande richesse, tant par l'éventail des époques de création et les techniques de fabrication que par les thèmes évoqués et les façons dont ils sont abordés.

Des jours entiers seraient nécessaires pour apprécier cette cathédrale en son entier,  mais cette courte visite nous a permis d'admirer quelques unes de ces œuvres colorées.

 

SENS 2 00

 

 

Dans le bas-côté sud, cette verrière raconte la vie très mouvementée de Saint-Eutrope, le premier évêque de Saintes. Daté de 1530, il est attribué à Jean Cousin le père, peintre, dessinateur, décorateur et graveur de la Renaissance.

 

SENS 2 0

 

 

 

SENS 2 02Voici le portrait de Saint Eutrope dans une version plus récente (1879),

on peut préférer le vitrail du XVIe siècle...

 

 

 


 

 

 


 

 

 

 

 

Admirons l'immense verrière (18 mètres de haut) du transept au-dessus du portail sud :

 

SENS 2 03

 

On y trouve décrit le Jugement Dernier avec la résurrection des morts et, muni de jumelles, vous pourrez admirer le chaudron des enfers en son centre....

 

SENS 2 04

 

Des mêmes maîtres-verriers troyens, dans ce bras du transept, voici l'Arbre de Jessé :

 

SENS 2 05Quelle splendeur!  

  

  Dans le transept nord, une autre verrière, un peu moins haute que celle qui lui fait face (histoire de hiérarchie entre la porte de l'archevêque et la porte des chanoines!) : datée de 1528, elle présente un Concert Céleste où les anges utilisent toutes sortes d'instruments de musique aux noms parfois bien mystérieux : psaltérion, flûte, tambourin, sacqueboute, triangle-sistre, cornemuse, luth, orgue positif, rebec, échiquier et mandore, pour n'en citer que quelques uns (Identifications d'après A. FIASCHI & E. BONNARDOT, document SOCIETE ARCHEOLOGIQUE DE SENS).

 

SENS 2 06

 

SENS 2 07Voici par exemple la trompette droite, la mandore, l'échiquier :

 



 

 

 

 

 

 

 

 

SENS 2 08Et encore : le tambourin à cordes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo Office du Tourisme de Sens

 

Nous n'avons pas rapporté de photos très nettes des vitraux les plus anciens (et peut-être aussi les plus intéressants), la luminosité ce matin-là du côté nord de la cathédrale était bien faible. Dommage!

On peut évoquer, dans le déambulatoire nord, les vitraux représentant la vie de Thomas Becket (en exil en France, il séjourna à SENS en 1164). "Sous le vitrail, sa statue trouvée lors de la démolition de la maison qu'il habitait à Sens" (in Document Office du Tourisme de Sens).

 

SENS 2 09 

Plus loin dans le déambulatoire, nous avons admiré aussi sur ces vitraux du XIIIe siècle, la parabole du Fils Prodigue et celle du Bon Samaritain, "chef d'œuvre de la symbolique médiévale (Document cité ci-dessus).

 

SENS 2 10
 

Finissons par le vitrail de la chapelle du Sacré-Cœur : attribué à Jean Cousin, il représente la Sybille de Tibur et l'Empereur Auguste. Le manque de netteté de la photo laisse à peine deviner ce tableau bien dans l'air du temps de la Renaissance, mais le thème de la sybille de Tibur (et aussi des onze autres sybilles) était souvent abordé dans les vitraux depuis le XIIe siècle.

   

SENS 2 11"La légende prétend que le Sénat romain, pour récompenser l’empereur d’avoir donné la paix au monde, proposa de le diviniser. Mais celui-ci voulut d’abord demander à la Sibylle de Tibur (Tivoli) si le monde verrait naître un homme plus grand que lui.

Or le jour de la Nativité du Christ, comme la Sibylle était avec l’Empereur sur le Capitole, elle vit apparaître en plein midi un cercle d’or autour du soleil et au milieu du cercle rayonnait une vierge d’une beauté merveilleuse portant un enfant sur son sein. Et une voix se fit entendre disant : « Celle-ci est l’autel du Ciel (Hæc est ara Cœli). » " (Sources : d'après RÉAU, Louis : Iconographie de l’art chrétien, T II/1, page 420 et sq.)

 

 

Remarque : les photos de ce blog ne rendent pas justice à la magnificence des vitraux... Alors... allez les admirer à SENS! 

 

 

A SUIVRE... : clic!

Dans un prochain article, nous terminerons cette visite de la cathédrale  avant de partir pour le musée...

 

 


Texte : Isabelle Boyer - PAAC-ARCHEOLOGIE

Photos : Isabelle Boyer, sauf autres crédits mentionnés : Jean Lentignac, Emmanuel Colonnier, Office du Tourisme de Sens.

Documentation : Documents et sites internet cités dans le texte

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:50

 

 

SENS : une ville "inconnue" de la plupart d'entre nous, que nous pouvions situer sur les cartes, que nous traversions sans nous arrêter dans nos voyages vers le sud, ville dont nous avons découvert, ce samedi 27 octobre, l'origine très ancienne et le rôle important dans l'HISTOIRE de notre pays.

Invités par Jean-Marie LETIENNE, rencontré l'an dernier lors d'une visite à CHATEAUBLEAU, à venir visiter la ville qu'il habite et qui le passionne depuis de nombreuses années, nous avons effectué le voyage, avec un programme riche en découvertes et un parcours passionnant dans la Cathédrale Saint-Etienne puis dans le musée de la ville.

Visite exceptionnelle guidée par Bernard BROUSSE, vice-président de la SOCIETE ARCHEOLOGIQUE DE SENS, qui nous a tenus en haleine toute la journée.

Nous le remercions vivement  et tenterons ici de partager quelques unes de nos découvertes.


SENS 1 00 

 

 

LA CATHEDRALE SAINT-ETIENNE

 

SENS 1 01

La cathédrale est construite sur le centre vital de la ville gallo-romaine, à l'endroit même où s'élevaient les temples dédiés à la triade capitoline. En prenant un peu de recul pour embrasser la façade dans son ensemble, nous traversons le cardo qui parcourait la cité romaine du nord au sud et qui reste inscrit dans le plan de la ville, c'est l'actuelle rue de la République.

Sur le forum d'AGENDICUM, voir le blog de Jean-Marie Létienne, une mine d'informations!

 

 

  

La cité romaine  d'AGENDICUM (ou AGEDINCUM) s'est elle-même bâtie sur la ville gauloise d'AGIEDIC, métropole des Sénons qui était déjà au début de notre ère une ville riche et importante.

N'hésitez pas, cher lecteur, à consulter le site de la HISTOIRE DE SENS VILLE D'YONNE, et aussi le blog de Jean-Marie Létienne, Sens et le Sénonais antique et médiéval, pour connaître les détails de cette histoire foisonnante!

 

Tout au long de cette visite, notre guide fera vivre ce monument au travers des siècles : construction, destructions, restaurations parfois "abusives", dérestaurations (!), ajouts et restructurations, chaque siècle apportant sa signature dans la pierre.

 

 

La façade de la cathédrale ouvre pour nous son livre d'histoire. La construction de l'édifice a commencé au XIIème siècle et les apports de chaque époque sont clairement visibles :

 

SENS 1 02

 La construction de l'édifice débute vers 1135 et durera moins d'un siècle. Cependant le Jeudi Saint 1267, la tour de pierre qui surmonte le portail Notre-Dame s'effondre, et il faudra presque quatre siècles pour la remonter, les travaux ayant fortement pâti de la Guerre de Cent Ans et des épidémies successives. Ceci explique les grandes baies du gothique flamboyant  surmontées de ce lanternon de style Renaissance.

 

 

De chaque côté du portail central se déroule une vision du monde  sculptée au XIIIème siècle. Etres inanimés ou vivants, fantastiques ou réels, hiérarchisés de la vie animale à celle de l'homme dans son quotidien, jusqu'à la vie de l'esprit, c'est un véritable livre d'images à l'intention des fidèles qu'il faut instruire :

  SENS 1 03

 

Voici par exemple, dans le calendrier des travaux des champs, les mois d'automne :

 

SENS 1 05 

 

Evocation de créatures étranges de lointains pays, voici une autruche :

 

SENS 1 04

   

Le passage des Révolutionnaires Marseillais en 1789 a laissé quelques souvenirs en creux sur ce portail Saint-Etienne, et le saint lui-même ne doit d'avoir gardé sa tête qu'au fait d'avoir été coiffé opportunément d'un bonnet phrygien. Les autres sculptures de la façade n'ont pas été épargnées, comme sur tant d'autres monuments dans le pays.

 

SENS 1 06

 

 

 

Pénétrons dans la cathédrale...


Splendeur de cet art gothique, nous sommes d'emblée émerveillés en découvrant cette haute nef.

 

SENS 1 07

 

Ici aussi se lisent dans la pierre les étapes de la construction, avec les caractéristiques très visibles de l'art roman dans les parties les plus anciennes, puis les prémices de l'art gothique, avec les colonnes doubles du gothique primitif,  puis en avançant dans la nef le gothique rayonnant puis flamboyant.

Le transept, élevé au début du XVIème sicle, est un chef d'œuvre du gothique flamboyant :

 

SENS 1 08

 

Première des cathédrales, dans l'histoire du style gothique (et très vite imitée dans toutes les autres cathédrales, Laon, Noyon, Chartres...), la cathédrale de Sens montre un certain nombre d'inventions architecturales, par exemple le triforium : " Un premier stade important de Triforium apparaissait autour de 1140 dans la cathédrale de Sens", voir Wikipedia. 

 

SENS 1 07 (2)   Détail du triforium

 

 

Pour l'observateur attentif, ce petit détail permet de dater cette partie du bas-côté du XIIIème siècle...

SENS 1 09


    
    

Les périodes récentes, Renaissance, fin de l'Ancien Régime et époque moderne laissent leur héritage dans le chœur et dans le déambulatoire.

L'art des bâtisseurs se lit dans les voûtes, chaque architecture signe son époque :

 

 SENS 1 10 Voûte romane (Photo J. Lentignac, détail) 

 

SENS 1 11

Voûte gothique

 

SENS 1 12

Voûte Renaissance

 

SENS 1 13

Voûte XVIIIème S.

 


A suivre...

   

 

Texte : Isabelle Boyer - PAAC-ARCHEOLOGIE

Remerciements à M. Bernard BROUSSE pour cette visite érudite et passionnante. Merci aussi à Jean-Marie Létienne pour ses conseils et compléments d'information.

 Photos :  Isabelle Boyer, sauf autres crédits mentionnés : Jean Lentignac, Emmanuel Colonnier, Géoportail-IGN.

Documentation : Documents pour la visite : HISTOIRE DE SENS VILLE D'YONNE 

 

 

 

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 15:41

 

L'exposition archéologique permanente

située derrière la mairie de TOUQUIN

ouvrira ses portes au public

pour les Journées du Patrimoine.

 

Visite du chantier de fouille

sur un bâtiment gallo-romain

près de la voie antique.

 

Entrée gratuite samedi 15 et dimanche 16 septembre

de 10h à 12h et de 14h à 17h.

 

 

SAT Journée patrimoine Touquin 2012

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 06:11

 

 

 

Cambous village du premier âge du cuivre

 

Cambous-Jean 00

 

Il fallait y aller

             

Nous rentrons, les membres du PAAC, d’un voyage à la découverte des mégalithes et villages  de l’âge du cuivre (Chalcolithique) dans le département de l’Hérault.

Les sites de Ferrières, Lamalou, Ferrussac, St Michel de Grammont, ne nous sont plus inconnus dorénavant, mais je voudrais vous faire modestement découvrir le village Chalcolithique de Cambous qui m’a toujours fasciné et intrigué ! Bref il fallait y aller!

 

 

 

Cambous-Jean 01


Cambous-Jean 02De la pierre au métal

 

            Le travail du métal démarra timidement vers la fin du IV°millénaire en France du sud probablement par des apports venus depuis le monde italique ou ibérique.

            Bien que la pierre soit toujours utilisée, c’est vers 2700-2600 av JC que la métallurgie du cuivre est désormais bien implantée en France méditerranéenne.

            Cela est dû à la proximité des gisements de cuivre qui feront du Languedoc et des causses qui l’entourent la région pilote en matière de métallurgie (Groupe de Fontbouisse).

 

 


 

Le plus vieux village de France

 

 

         Cambous-Jean 03   « Découvrir Un village chalcolithique Languedocien est déconcertant de prime abord, c’est un gigantesque pierrier qu’il faut fouiller et interpréter… » nous signale notre guide Frédéric…. La visite a commencé, suivons-le !

            «… Le village de Cambous est situé sur la commune de Viols-le-Fort sous la garde vigilante du Pic St-Loup qui domine une magnifique région dans l’Hérault, entre Montpellier et les Cévennes et c’est grâce à la persévérance de l’inventeur du site, H.Canet, que la mise au jour du plus vieux village de France a pu être menée à bien dès 1967….    

                       

Des maisons de pierres sèches

 

            Le village de Cambous est composé de quatre groupes de hameaux, voisins les uns des autres et ces sites sont eux-mêmes constitués  de huit à dix cabanes aux murs de pierres sèches accueillant hommes et animaux.

 

 Le groupe A, qui était le mieux conservé a révélé dix constructions qui ont fait l’objet de recherches approfondies.

Cambous-Jean 04

           

Le groupe B, en cours de dégagement, a mis au jour seulement une grande cabane rectangulaire terminée aux extrémités par des absides en demi-cercles. Des murs très épais (1,50 à 2m)  construits en double parement avec bourrage intermédiaire de cailloutis supportent une couverture végétale complétée par des dalles de calcaire.

Cambous-Jean 05


            Pour accéder aux maisons et communiquer entre elles, des portes étroites en couloir au sol dallé sont aménagées à travers les murs épais. Par contre, le sol intérieur des maisons est quant à lui en terre battue.

 

 

La cabane reconstituée

 

Cambous-Jean 06

 

 

La reconstitution de la maison de Cambous nous informe sur son organisation interne, avec un foyer central entouré de zones de vie et de travail bien délimitées.Cambous-Jean 07

 

Cambous-Jean 08

 

 

Les fouilles internes des cabanes ont livré un très riche mobilier, poteries, parures, outillage en silex avec très peu d’outillage en métal. A l’extérieur, les habitants utilisaient les cavités naturelles comme dépotoirs, des avens qui ont été une source inestimable de renseignements.

 

 


            Bien sûr, il est difficile d’imaginer au XXI°siècle ap. JC ce qu’était la vie quotidienne des « Cambousiens » du XXV° siècle av. JC. Cultivateurs  de céréales et éleveurs principalement de moutons et chèvres, ils ont avec leurs ancêtres défriché et façonné cette terre, pour au fil des siècles nous la livrer, après une utilisation intensive, telle que nous la connaissons aujourd’hui : la garrigue.

 

 

La garrigue

 

          Cambous-Jean 09  Ce paysage, qui s’établit dans les massifs calcaires, résulte en général de la dégradation de la forêt de chênes verts, qui passe progressivement à des peuplements de pins d’Alep, puis à la garrigue.

            Marcher dans la garrigue au printemps à la recherche des mégalithes, comme nous l’avons fait, est un vrai plaisir, les nombreux oiseaux chantent à tue-tête, nos chaussures soulèvent les odeurs de thym et de laurier et la découverte du premier dolmen est toujours une aventure que nous vous invitons à suivre avec nous prochainement.

 

 

 

Bibliographie 

Cambous, Village préhistorique-Viols en Laval Hérault

Société Languedocienne de Préhistoire : http://www.archeologue.org/

 

La mer partagée, Jean Guilaine

 

 

 

Photos : Isabelle et Jean

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 05:35

 

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Dans ces pages, nous vous présentions la salle archéologique de TOUQUIN. Ouverte depuis le 15 janvier 2012, elle présente les résultats des recherches archéologiques de la région et un patrimoine local  qui va de la préhistoire (-50 000 ans) à l’époque moderne (XVIIème siècle).

 


Cette salle vient d'être officiellement inaugurée, ce samedi 9 juin 2012.


SAT-TOUQUIN-Inauguration-9.06.2012 0

Autour de Madame CHEVRINAIS, maire de TOUQUIN, et de Fabrice RIGAULT, président de la SOCIETE ARCHEOLOGIQUE DE TOUQUIN, on reconnait (de gauche à droite) : Valérie BENMEZIANE, secrétaire de la S.A.T., Bernard JACOTIN, président de la Communauté de Communes des Trois Rivières, Claire MABIRE LA CAILLE, présidente du GROUPEMENT ARCHEOLOGIQUE DE SEINE-ET-MARNE, et Jean-Jacques BARBAUX, Conseiller Général du canton de Rozay.


SAT-TOUQUIN-Inauguration-9.06.2012 1

 

La cérémonie a bénéficié de conditions clémentes et a permis de fructueuses rencontres entre archéologues, officiels, associations amies, sympathisants, habitants du village, fouilleurs de l'an dernier ou de la saison prochaine…

 


Vous retrouverez ICI les horaires d'ouverture et les moyens d'accès de la salle d'exposition.


Vous souhaitez participer à la prochaine campagne de fouilles?

Téléchargez ici les informations utiles…

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