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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 06:11

 

 

 

Cambous village du premier âge du cuivre

 

Cambous-Jean 00

 

Il fallait y aller

             

Nous rentrons, les membres du PAAC, d’un voyage à la découverte des mégalithes et villages  de l’âge du cuivre (Chalcolithique) dans le département de l’Hérault.

Les sites de Ferrières, Lamalou, Ferrussac, St Michel de Grammont, ne nous sont plus inconnus dorénavant, mais je voudrais vous faire modestement découvrir le village Chalcolithique de Cambous qui m’a toujours fasciné et intrigué ! Bref il fallait y aller!

 

 

 

Cambous-Jean 01


Cambous-Jean 02De la pierre au métal

 

            Le travail du métal démarra timidement vers la fin du IV°millénaire en France du sud probablement par des apports venus depuis le monde italique ou ibérique.

            Bien que la pierre soit toujours utilisée, c’est vers 2700-2600 av JC que la métallurgie du cuivre est désormais bien implantée en France méditerranéenne.

            Cela est dû à la proximité des gisements de cuivre qui feront du Languedoc et des causses qui l’entourent la région pilote en matière de métallurgie (Groupe de Fontbouisse).

 

 


 

Le plus vieux village de France

 

 

         Cambous-Jean 03   « Découvrir Un village chalcolithique Languedocien est déconcertant de prime abord, c’est un gigantesque pierrier qu’il faut fouiller et interpréter… » nous signale notre guide Frédéric…. La visite a commencé, suivons-le !

            «… Le village de Cambous est situé sur la commune de Viols-le-Fort sous la garde vigilante du Pic St-Loup qui domine une magnifique région dans l’Hérault, entre Montpellier et les Cévennes et c’est grâce à la persévérance de l’inventeur du site, H.Canet, que la mise au jour du plus vieux village de France a pu être menée à bien dès 1967….    

                       

Des maisons de pierres sèches

 

            Le village de Cambous est composé de quatre groupes de hameaux, voisins les uns des autres et ces sites sont eux-mêmes constitués  de huit à dix cabanes aux murs de pierres sèches accueillant hommes et animaux.

 

 Le groupe A, qui était le mieux conservé a révélé dix constructions qui ont fait l’objet de recherches approfondies.

Cambous-Jean 04

           

Le groupe B, en cours de dégagement, a mis au jour seulement une grande cabane rectangulaire terminée aux extrémités par des absides en demi-cercles. Des murs très épais (1,50 à 2m)  construits en double parement avec bourrage intermédiaire de cailloutis supportent une couverture végétale complétée par des dalles de calcaire.

Cambous-Jean 05


            Pour accéder aux maisons et communiquer entre elles, des portes étroites en couloir au sol dallé sont aménagées à travers les murs épais. Par contre, le sol intérieur des maisons est quant à lui en terre battue.

 

 

La cabane reconstituée

 

Cambous-Jean 06

 

 

La reconstitution de la maison de Cambous nous informe sur son organisation interne, avec un foyer central entouré de zones de vie et de travail bien délimitées.Cambous-Jean 07

 

Cambous-Jean 08

 

 

Les fouilles internes des cabanes ont livré un très riche mobilier, poteries, parures, outillage en silex avec très peu d’outillage en métal. A l’extérieur, les habitants utilisaient les cavités naturelles comme dépotoirs, des avens qui ont été une source inestimable de renseignements.

 

 


            Bien sûr, il est difficile d’imaginer au XXI°siècle ap. JC ce qu’était la vie quotidienne des « Cambousiens » du XXV° siècle av. JC. Cultivateurs  de céréales et éleveurs principalement de moutons et chèvres, ils ont avec leurs ancêtres défriché et façonné cette terre, pour au fil des siècles nous la livrer, après une utilisation intensive, telle que nous la connaissons aujourd’hui : la garrigue.

 

 

La garrigue

 

          Cambous-Jean 09  Ce paysage, qui s’établit dans les massifs calcaires, résulte en général de la dégradation de la forêt de chênes verts, qui passe progressivement à des peuplements de pins d’Alep, puis à la garrigue.

            Marcher dans la garrigue au printemps à la recherche des mégalithes, comme nous l’avons fait, est un vrai plaisir, les nombreux oiseaux chantent à tue-tête, nos chaussures soulèvent les odeurs de thym et de laurier et la découverte du premier dolmen est toujours une aventure que nous vous invitons à suivre avec nous prochainement.

 

 

 

Bibliographie 

Cambous, Village préhistorique-Viols en Laval Hérault

Société Languedocienne de Préhistoire : http://www.archeologue.org/

 

La mer partagée, Jean Guilaine

 

 

 

Photos : Isabelle et Jean

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 05:35

 

SAT-TOUQUIN-Inauguration-9.06.2012 2

 

Dans ces pages, nous vous présentions la salle archéologique de TOUQUIN. Ouverte depuis le 15 janvier 2012, elle présente les résultats des recherches archéologiques de la région et un patrimoine local  qui va de la préhistoire (-50 000 ans) à l’époque moderne (XVIIème siècle).

 


Cette salle vient d'être officiellement inaugurée, ce samedi 9 juin 2012.


SAT-TOUQUIN-Inauguration-9.06.2012 0

Autour de Madame CHEVRINAIS, maire de TOUQUIN, et de Fabrice RIGAULT, président de la SOCIETE ARCHEOLOGIQUE DE TOUQUIN, on reconnait (de gauche à droite) : Valérie BENMEZIANE, secrétaire de la S.A.T., Bernard JACOTIN, président de la Communauté de Communes des Trois Rivières, Claire MABIRE LA CAILLE, présidente du GROUPEMENT ARCHEOLOGIQUE DE SEINE-ET-MARNE, et Jean-Jacques BARBAUX, Conseiller Général du canton de Rozay.


SAT-TOUQUIN-Inauguration-9.06.2012 1

 

La cérémonie a bénéficié de conditions clémentes et a permis de fructueuses rencontres entre archéologues, officiels, associations amies, sympathisants, habitants du village, fouilleurs de l'an dernier ou de la saison prochaine…

 


Vous retrouverez ICI les horaires d'ouverture et les moyens d'accès de la salle d'exposition.


Vous souhaitez participer à la prochaine campagne de fouilles?

Téléchargez ici les informations utiles…

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 14:51

 

Suite et fin de mon voyage en SARDAIGNE...

Yvonne

 

Au temps de la culture nuragique (de -1600 à -800 av.JC) les archéologues pensent qu’il y avait un important culte de l’eau car on dénombre beaucoup de fontaines sacrées. Elles se trouvent au milieu d’un espace, entourées de nombreux bâtiments : des  maisons ? Des  temples ?

Certains ont à l’intérieur des blocs de pierre le long des parois (sièges ?), ces salles auraient pu convenir pour des assemblées ; il semble que les murets retrouvés aient servi de bases à des parois en matières périssables.

Il y aurait peut-être eu des boutiques.

 

Quand nous arrivons au puits sacré de SANTA  CRISTINA, nous sommes charmés par cet endroit, très différent de « la sévérité » de BARUMINI.

 

Yvonne Sardaigne 3-Santa Cristina enceinte du puit 1000x695Santa Cristina - L'enceinte du puits

 

Yvonne Sardaigne 3-Santa Cristina puit 2 1000x722

Santa Cristina - Le puits

 

 

Dans les pelouses et sous les arbres il y a des emplacements de constructions, probablement une salle de réunion et cette source profonde, enchâssée de dalles et au pied d’un escalier.

 

Yvonne Sardaigne 3-Santa Cristina 2 1000x741

 

Dans les fontaines et dans les nuraghi

il a été trouvé un riche matériel en bronze :

     600 bronzetti ont été recensés.

 

Ces  miniatures exécutées par le procédé de la cire perdue sont d’une variété et d’une imagination extraordinaire.

Elles  représentent des humains, des guerriers, des animaux, des outils, des ustensiles, des véhicules, des bateaux. On a des indications sur l’habillement, l’armement, les métiers...

 

Yvonne Sardaigne 3-bronzetti 1 924x1000

Bronzetti  - Musée de CAGLIARI

 

 Yvonne Sardaigne 3-bronzetti 0 1000x700

Bronzetti - Un guerrier - Une épée votive - Musée de CAGLIARI

 

Toute la vie nuragique est représentée ; il y a même des nuraghi avec leurs toits  alors que ceux-ci ont disparu :


Yvonne Sardaigne 3-bronzetti 2 1000x865

Bronzetti  - Modèle réduit de nurahge - Musée de CAGLIARI

 

 

Au musée de CAGLIARI nous passons un moment magique à contempler ces  merveilles de finesse. Beaucoup de ces objets d’une civilisation originale ont  été aussi retrouvés dans des sépultures de la seconde moitié du IX av JC, des tombes étrusques, des tombes du VIIème av. JC, les archéologues pensent que ces bronzetti ont été importés en Italie mais conçus bien avant..

Beaucoup sont partis dans des collections particulières à des  époques relativement récentes.

 

oOoOoOo

 

            La Sardaigne est une île originale par sa culture ancienne et magnifique par ses paysages terrestres et marins.

 

Documentation :

 

L’Europe à l’âge du bronze : J.P. MOHEN  et C. ELUERE

L’ARCHEOLOGUE  N°72 : A. DEPALMAS

 

Un blog à consulter :

http://souvenirsdelasardaigne.midiblogs.com/

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 06:15

 

 

Suite du voyage d'YVONNE en SARDAIGNE ...Sardaigne 2 Yvonne (4)

 

Quand on sillonne la Sardaigne, sur les collines, en pleine nature  on  voit des tours circulaires de pierres sèches, plus ou moins écroulées. Elles peuvent être entourées de gradins.

C’est ce que l’on  appelle des nuraghi.

  Sardaigne 2 Yvonne (1)

Le nuraghe de Barumini


Ils  datent de l’âge du Bronze, à partir du XVII° siècle av JC. On en a recensé plus de 7000. Ils sont à rapprocher des torres corses, des talayots des Baléares (grandes tours à murs cyclopéens qui font office de tours de guet dans des villages à huttes de pierre).

  Sardaigne 2 Yvonne (3)

Il y a beaucoup d’énigmes relatives à ces constructions. On pense qu’elles ont d’abord servi au guet, il fallait  défendre les richesses métalliques contre des envahisseurs  venus en bateau.

Les monuments vont de la tour simple à la forteresse.

Des "donjons" sont protégés par des remparts, avec quatre tours d’angle parfois six.

Des villages se sont érigés entre les murs.

  Sardaigne 2 Yvonne (5)

En descendant vers CAGLIARI nous arrivons à  BARUMINI pour visiter SU NURAXI  la plus grande forteresse nuragique de SARDAIGNE .

Elle est dominée par une tour encore imposante de 18 mètres de hauteur. On escalade  en faisant des acrobaties un  "escalier" intérieur fait de grosses dalles pour arriver au sommet après trois étages.

 Sardaigne 2 Yvonne (6)          

            Au pied, se trouve un enchevêtrement de petits murs qui délimitaient des maisons serrées les unes contre les autres, la partie supérieure et le toit devaient être faits de terre, de bois, de branchages.

Les plus anciennes maisons ont un plan circulaire.

  Sardaigne 2 Yvonne (2)


SU NURAXI a été inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité établies par l’UNESCO en 1996, pour son importance, sa conservation exceptionnelle.

 

Documentation : Maria Grazia Melis, professeure de Préhistoire à l’Université de SASSARI - L’Archéologue n°72

Texte et photos : Yvonne

 

Pour relire "SEPULTURES NURAGIQUES EN SARDAIGNE"...

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 14:13

 

 

 

Du 15 juillet au 15 septembre 2011, la voie dite de Meaux à Melun a fait l’objet d’une opération d’archéologie programmée autorisée par la DRAC d’Ile-de-France. Elle a été réalisée par l’association Société Archéologique de Touquin. Cette opération s’inscrit dans les objectifs de l’association pour l’établissement de la carte archéologique d’une micro-région située à la frontière des Meldes et des Senons et pour l’étude d’un paysage avec son réseau de voies et les sites qui s’y rattachent ; habitats, agglomérations ou établissements ruraux.

 

Cette opération avait pour but de reconnaître les vestiges encore conservés sur le terrain, et de documenter un tronçon de voie d’axe nord/sud qui joignait Iatinum (Meaux antique), cité des Meldes et Metlosedvm (Melun antique) agglomération de la cité des Sénons.

Cette voie est jalonnée par plusieurs établissements ruraux, habitats groupés ou agglomérations comme celle de Bernay-Vilbert.

 

Le  contexte géographique et géologique

 

Cette axe a été identifié dès le XIXe siècle comme une possible voie antique (Hugues, Dutilleux, Carte archéologique de Seine-et-Marne). J.Merqui (1980) semble l’identifier comme un diverticule de l’axe reliant Meaux à Chailly en Brie (Via dite d’Agrippa).

La mise au jour d’un tronçon de la voie Meaux, Melun, sur le hameau de Villarceaux à Touquin semble être la seule opération effectuée sur cet itinéraire, au moins pour son passage entre Coulommiers et Mormant. Si son tracé est plutôt bien fossilisé dans le paysage, certaines portions sont peu ou pas connues. L’emplacement exact de cette dernière sur la totalité du parcours, demeure aujourd’hui incertain.

 

Le village de Touquin est situé entre les villes de Coulommiers et de Rozay-en-Brie, à 52 kilomètres à l’Est de Paris 30 km de Meaux, 70 km de Sens , 40 km de Melun.

Le village est implanté sur une élévation, dominant le plateau de Brie à 115m, à proximité de la butte témoin stampienne de Lumigny. La commune est traversée par la rivière Yerres.

La parcelle sondée se situe au nord du village, à 500 m de l’Yerres  

 

Le contexte archéologique

 

La voie :

 

La principale source écrite provient des recherches pour la carte topographique des Gaules effectuées à la demande de Napoléon III par l’ingénieur Ferrand au XIXème s.

 

Au sud elle traverse, l’Yerres pour recouper au centre du village un autre axe qui reliait Chailly-en-Brie (Callagum ?) à Touquin, et se poursuivait en direction de Paris (Lutèce).

 

L’utilisation de cette voie, qui a certainement connue plusieurs réaménagements, est connue sur les plans d’intendance de 1786 et a perduré jusqu’à nos jours.

 

Les sites environnants :

 

Cet axe traversait ou passait à proximité de plusieurs établissements ruraux, habitats groupés ou agglomérations.

 

À Touquin, l’église St Etienne du village, dont l’origine remonterait au VIIème (découverte de sarcophages en plâtre et pierre, anonyme du XIX ème s), est édifiée en bordure de l’axe. Au centre de cette agglomération, elle recoupe une voie qui amenait au site de la butte de Lumigny. Les deux sites antiques Touquin et Lumigny sont distants l’un de l’autre de 2,5 km et sont implantés tous les deux sur une proéminence de sable stampien. Lumigny domine la plaine de 46 m et Touquin de 8 m.  

 

Présentation de l’opération et de l’approche archéologique

 

Après accord avec le propriétaire, l’association a pu mener l’opération entre le 14 juillet et le 15 septembre. Elle a été présente sur le site l’équivalent de 22 journées.

 

En premier lieu nous avons effectué un décapage mécanique avec un godet lisse jusqu’aux niveaux archéologiques. La voie est apparue immédiatement sous la couche de labour.

L’opération se présente sous la forme de trois tranchées de sondages d’1,20 m de large sur 10 m de long avec des ouvertures au niveau de la voie et de certaines structures rencontrées, ainsi qu’une aire ouverte permettant l’exploration de son environnement.

L’ensemble : tranchées et aires ouvertes, correspond à une superficie décapée de 120 m² environ.

 

Les résultats

 

Plusieurs structures ont été mises en évidence. L’étude de l’ensemble du mobilier  (céramique, métal et faune) permet de borner chronologiquement les vestiges dégagés entre le milieu du I er et le IIIème s. ap. J.C.

 

Touquin CR 2011 Plan général

 

Phase I :

Une première phase datée de la seconde moitié du I er  s.  ap. J.C. a livré une structure qui devait être à l’origine une fosse de 18,80 m de long sur une largeur variante de 3,20 à 0,80 m et d’une profondeur de 0,65 m dont la fonction première ne nous est pas connue (F10). Elle a été rapidement comblée par des blocs parementés pouvant provenir de la  récupération de bâti. L’ensemble est organisé de telle manière que la plupart des gros blocs de meulière ou de grès parementés ont la face plane disposée vers l’extérieur. Elle est constituée au centre de pierres disposées en vrac. Contre cette pierrée se trouve en prolongement une autre petite fosse, elle a certainement été creusée au même moment pour accueillir des modules en meulière de petite taille. Il est à noter que ce cailloutis issu de F 21 est à peu près du même gabarit  que celui du revêtement de la voie.

 

Structure indéterminée

 C’est le Premier état du bâtiment F 12.

Cette structure n’a pas été reconnue sur son ensemble et son plan reste indéterminé.

Elle comprenait un sol de couleur verte identique au dépôt que l’on trouve dans les milieux humides, et d’une profondeur de 40 cm sur ce qui a été reconnu en fouilles ; deux masses osseuses identifiées comme des dépôts, F 15 et F 25. Les deux ensembles sont contemporains et dateraient de la seconde moitié du Ier  s. ap. J.C.

 

F 15 :

Il regroupe dans une sorte de mise en scène pseudo anatomique, les os d’un seul cheval , âgé de  8-9 ans, d’une hauteur au garrot (1,15 m),  le gabarit est analogue à ceux de la structure F 25, sans qu’il soit possible d’être plus précis Ces éléments sont regroupées dans un quadrilatère d’environ 0,40 m x 0,60 m de côté, comme si elles avaient été mises dans un contenant solide (une caisse en bois ou en vannerie).

 

F 25 :

Cet ensemble se présente comme un entrelacs d’os étroitement serrés entre eux, placés tête-bêche, comme s’ils avaient été contenus dans un sac. Il se place à 40 cm sous le niveau de F 15. De ce fait, il évoque la possibilité d’un dépôt effectué à une certaine occasion. Parmi la douzaine de pièces qui le compose, les os de chevaux sont les plus nombreux. Les éléments du  plus grand permettent d’évaluer sa taille à 1,25/1,30 m, quelques marques fines de prélèvement de la viande au couteau sont visibles sur les corticales. Du second, a été préservée une extrémité humérale droite, brisée, mâchée. Un dernier cheval, est nettement mieux représenté, il s’agit d’un animal dont la hauteur au garrot est 1,15 m, son âge évalué est d’environ 8-9 ans. L’animal a servi de monture ainsi que deux détails permettent de l’affirmer : d’abord l’usure asymétrique et anormale des prémolaires inférieures consécutive au frottement d’un mors métallique. Tous ces os portent des traces fines de prélèvement de viande. Le dépôt F 25 a également livré quelques os de bovins, eux aussi de petits gabarits.

 

Ces concentrations d’ossements de chevaux ou bovins sont peut-être à rapprocher de la présence de la voie.

 

Il faut remarquer que les structures découvertes datables de la seconde moitié du I er s. ap. J.C. sont parallèles à l’axe.

Il est possible qu’une première voie, antérieure à celle fouillé ai existé et ait été modifiée mais nous n’en avons pas trouvé de traces probantes.

Cependant au moment du remblaiement mécanique de la tranchée TR 3, un niveau de voie plus ancien est apparu sous une recharge datée de la seconde moitié du  IIème   s. ou début du IIIème s. ap J.C. Mais découverts tardivement, ces niveaux n’ont pu être fouillés à l’occasion de cette campagne archéologique.

 

Touquin CR 2011 F15-F25 

 

Phase II :

 

-          La voie dans la tranchée TR1 :

Le décapage a été arrêté à proximité de la surface de circulation, juste en dessous du labour. La couche de roulement dégagée en fouille fine se présente sous la forme d’un cailloutis en pierre calcaire exclusivement conservé sur la bordure Est. Le sommet de la voie arasée a fait apparaître un état de conservation inégal. Au centre de celle-ci apparaissait directement, la couche de fondation et la couche de forme.

L’axe a été reconnu sur une largeur de 7,10m. Le revêtement supérieur conservé sur les bas côté Ouest a une épaisseur de 0,10 m. Il est composé de cailloutis calcaire et meulière de petit module. En dessous, la couche de fondation se compose de bloc de meulière de plus gros volume en blocage de 0,13m d’épaisseur. Vient ensuite une couche de forme composée d’un remblai sombre d’une épaisseur variable (0,10 à 0,25m). Elle a livré, sur sa partie supérieure l’ensemble du mobilier. Celui-ci est difficilement datable, égal ou supérieur à la seconde moitié du IIème s.

A l’Ouest de la voie, directement en contact avec la chaussée, un fossé empierré  borde l’axe. Il peut s’agir d’un un trottoir ou d’un aménagement de l’accotement.

 

-          La voie dans la tranchée TR 2 :

La configuration de la voie sur cette partie du sondage est sensiblement différente de celle rencontrée sur la première tranchée.

Cette partie du site est en meilleur état de conservation et la construction de l’ensemble de meilleure qualité. Cette partie de la voie a livré très peu de mobilier datant. Les éléments proviennent des structures annexes.

 

La largeur identifiée de l’axe est de 6,50 m. Sur ses parties conservées, le revêtement se compose d’un cailloutis d’une épaisseur de 0,05 à 0,10 m et forme la couche de circulation. Un blocage de pierres meulières de 0,15 m d’épaisseur compose la couche de fondation et un remblais de terre organique de 0,09m à 0,20 m d’épaisseur la couche de forme. Mais la différence de traitement avec la portion dégagée dans la tranchée 1, est que celle-ci est bordée de pierres plantées sur chant formant le contrefort. La surface de ces blocs de meulières et le revêtement supérieur présentaient des traces d’usure liées au passage des véhicules. Les matériaux sont de meilleure qualité. Les blocs utilisés pour la couche de fondation, sont par endroit plus importants, permettant une meilleure assise et stabilité de l’ensemble. La grande différence avec la portion dégagée dans la tranchée 1 est le traitement de l’accotement. A l’origine, un fossé bordier (F 29) bordait la voie, celui-ci fut comblé, puis la zone de roulement fut élargie et des recharges ont permis de repousser la largeur de la berme pour accéder au bâtiment F 12.

 

Actuellement cet axe est difficile à dater, il est antérieur au bâtiment F 12 et les éléments céramiques découverts dans les remblais datent de la seconde moitié du IIème siècle ou sont supérieurs.

 

 

Phase III, le bâtiment F12 : 

 

L’emprise du sondage n’a permis que de dégager très partiellement deux pièces d’un bâtiment dont les fondations ont une largeur de 0,65 m  pour une profondeur de 0,40 m. Elles sont construite en petits blocs bien taillés en pierres meulières calcaire et grès. Les murs étaient montés en bois et torchis et la toiture en tuile.

La pièce la plus ancienne est datable par une couche, remaniée lors de la construction, après le début du IIème  s. ap. J.C.

Par la suite on accole une nouvelle pièce et c’est peut-être à cette époque que l’on comble le fossé F29 de la voie et qu’on le recouvre d’un sol de cailloutis. Cela permet au bâtiment d’avoir un lien direct avec la voie.

La stratigraphie de cette pièce était bien conservée avec un sol de cailloutis et un niveau d’occupation qui a livré un important mobilier de harnachement et de char en fer, ainsi qu’une herminette.

Un niveau de tuiles en place dû à l’éboulement de la toiture fermait l’ensemble.

Comme le prouvent les unités stratigraphiques riches en charbon de bois et la paroi de torchis éboulée du mur Sud, l’édifice a été détruit par un incendie au cours du  IIIème  s. ap. J.C.

 

Touquin- F12

 

 

Conclusion :

L’ensemble des structures mises au jour est organisé et est peut être mis en relation avec la voie. 

Avec les indices archéologiques environnants l’opération sur Touquin, c’est tout un réseau de voies qui est mis au jour. Cet ensemble d’axes permet de comprendre l’organisation spatiale de la période gauloise à l’époque moderne sur une micro-région.

En 2012 une nouvelle opération aura lieu sur ce site afin de dresser un plan et d’établir une chronologie du bâtiment F12 et de la structure

 

S.A.T- Société Archéologique de Touquin – F. RIGAULT- mai 2012

 

 

Voir l'article précédent :

CHANTIER DE FOUILLE A TOUQUIN

ETE 2012

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 05:43

 

 

Société Archéologique de Touquin 

(Seine-et-Marne / Ile-de-France / 77)

 SAT logo


 

 

Chantier de fouille archéologique

Epoque romaine

Eté 2012


Après un sondage sur une occupation située en bordure d’une voie romaine entre Meaux et Melun, une première opération a eu lieu en 2011 avec l’étude de la voie antique. Dans la limite de l’emprise du sondage, en bordure de cet axe, a été dégagé l’angle d’un bâtiment.

 

SAT 2011 Cerf-volant (2)(Photo-cerf-volant Philippe Rapin)

 

La campagne de 2012 a pour objectif d'évaluer l'état de conservation des vestiges, le potentiel stratigraphique, la chronologie d'occupation du site et si possible, la nature de cet établissement.

 


Dates : du 21 juillet au30 septembre 2012 (prolongation)

L’opération se déroulera selon un planning particulier, en faire la demande.

 

Hébergement et repas libre.

Terrain de camping et épicerie dans le village,

supermarché à proximité.

 

Conditions : 18 ans min. ; vaccination antitétanique.

Toute personne est la bienvenue, même sans expérience.

 

Inscriptions

Fabrice Rigault : 06 99 45 86 41

sat77@neuf.fr

 

En 2011...

SAT 2011 Touquin

 

A paraître bientôt

dans ces pages :

Compte-rendu de la fouille 2011

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 14:29

 

Hercule


                L’Hercule Romain qui est en fait l’Erakles Grec, fils de Zeus et d’Alcmène, la mortelle, a joué entre Larache et Ceuta un rôle prépondérant dans la mythologie où tout rappelle ce héros dans la région avec les « Colonnes d’Hercule », « Le jardin des Hespérides », les « Grottes d’Hercule », ou sa lutte contre le géant « Antée ».

 

MZORA 13 1000x688Hercule au jardin des Hespérides

Détail d’une mosaïque (Lliria –Valence - Espagne).Première moitié du III°siècle

Musée du Prado / Photo:LuisGarcía.

 

 

 

 

MZORA 16 1000x555Les colonnes d’Hercule


                Elles symbolisaient les limites du monde connu qui ouvraient pour les Grecs, la sortie de la Méditerranée par le détroit de Gibraltar vers l’océan Atlantique. Le détroit, matérialisé par deux éminences, le rocher de Gibraltar en Europe et Ceuta au Maroc, aurait été ouvert d’un coup d’épaule ou d’épée par Hercule lors de sa lutte contre Antée.

 

Ceuta et Gibraltar, les Colonnes d’Hercule. ©Google Earth

 

 

 

Le jardin des Hespérides


                Mandaté par Mycènes (1600-1200 av JC), Héraclès eut pour mission lors de l’un de ses douze travaux de ramener dans la cité Grec trois fruits d’or provenant du jardin des Hespérides. Trois nymphes et un serpent aux têtes multiples, « Ladon » gardaient ce merveilleux jardin. Héraclès, réussit à s’emparer des fruits d’or, par ruse en envoyant Atlas combattre le serpent à sa place. Pour certains auteurs, le jardin des Hespérides, était situé entre Lixus (Larache moderne) et Ceuta, les fruits d’or auraient été des oranges, inconnues alors des Grecs. Le serpent Ladon, pourrait être la rivière Loukkos aux nombreux méandres, serpentant dans la plaine avant de se jeter dans l’océan atlantique.

 

MZORA 15 1000x527Le jardin des Hespérides ?    Le Loukkos vu de Lixus (Larache)/ Photo Jean.

 


Le géant Antée


                Dans la légende Grecque, Antée, était le fils de Poséidon et de Gaïa (la Terre), il défia Héraclès au cours d’une bataille titanesque qui laissa des traces dans la région. Antée ne pouvant être terrassé, puisque sa mère, la Terre, lui redonnait des forces lorsque le Grec lui faisait toucher le sol, Héraclès, pour le vaincre dut le soulever de  terre et l’étouffer entre ses bras. L’une de ses tombes supposées serait peut être le tumulus de M’Zora.

 

 

MZORA 14 686x1000Les grottes d’Hercule


                Situées à 14kms à l’ouest de Tanger, ces grottes imposantes ouvrant sur l’océan auraient été aménagées par Hercule pour s’y reposer après son combat victorieux contre Antée. Ces grottes visitables encore aujourd’hui doivent probablement leur origine à l’activité des hommes du néolithique qui en creusaient la roche afin d’en extraire la pierre utilisée pour la fabrication de meules à broyer le grain. Ces grottes ont été citées également comme celles du Cyclope Polyphème, éborgné par l’ingénieux Ulysse, le héros du célèbre poème d’Homère: l’Odyssée.

 

 

 

 

Les Grottes d’Hercule/ Photo Jean.

 

 


L’Atlantide


                C’est Platon, philosophe Athénien (400 av J-C) qui est l’unique source de l’histoire de l’Atlantide dans deux textes célèbres, le «Timée» et le «Critias » notamment qui y fait une allusion très précise « Une île s’y trouvait devant le détroit qui, selon votre tradition est appelé les colonnes d’Hercule ».

 

                La disparition de l’Atlantide se serait produite par son engloutissement il y a 12.000 ans BP, au cours du réchauffement commencé il y a 20.000 ans et de la montée des eaux provoquée par la fonte des glaces. (D’après J-Collina-Girard, Université de Provence - Aix-Marseille 1, dans « l’Atlantide retrouvée » enquête scientifique autour d’un mythe; Belin pour la science 2009).

 

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Des zones encore en partie émergées il y a 12.000 ans et qui auraient pu accueillir l’Atlantide.

D’après J-Collina-Girard/ Sophie de Boissieu-doc:Jean

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:06

 

 

Sur la route de M'Zora

 

Là, à gauche, c’est la piste qui mène à M'Zora !

MZORA 02 764x1000 © Google earth

Sur la route où nous roulons entre Larache et Tétouan, le GPS est formel, le « way point » relevé en France sur Google Earth nous indique sur la gauche la piste sablonneuse qui doit nous conduire a M’Zora. 

 

 

Mohammed, notre sympathique chauffeur, après quelques hésitations, engage le 4x4 lourdement chargé sur le modeste chemin sablonneux en poussant un « Inch Allah »  plein de doutes et de promesses à la fois. Le trajet est long, les indications inexistantes, les douars se succèdent, le doute gagne, il faut avancer quand même. Soudain le GPS se manifeste, l’aiguille du compas s’affole et prend résolument la direction à droite toute ! Et, oh miracle, à quelques centaines de mètres sur la droite, une magnifique et récente route goudronnée s’ouvre dans la direction indiquée. Nous nous y engageons résolument et bientôt, effectivement en haut d’une côte, se détache, tel un phare, le plus haut menhir du tertre funéraire de M’Zora.

 

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M’Zora dans un paysage magnifique   

 

Situé à quelques 10 kilomètres à l’intérieur des terres entre Azilah et Larache, sur la commune de T’nine-Sidi Lyamani, le complexe mégalithique de M’Zora où nous arrivons est l’un des buts du voyage organisé par le PAAC-ARCHEOLOGIE au Maroc du nord. 

 

 

 

 

Où nous découvrons le cromlech de M'Zora

 

               MZORA 03 664x1000 « Yalla » ! Nous sommes arrivés, nous indique notre chauffeur en coupant le moteur à la satisfaction générale; mais déjà une main frappe sur la vitre, c’est le gardien officiel du site, Si Ahmed Ben Abdallah Fedel, fils du surveillant du chantier de Montalban, l’archéologue espagnol qui entre 1935-1936 fouilla le site, avant d’être interrompu par son arrestation par les franquistes. Ahmed Fedel nous montre fièrement ses accréditations du gouvernement Marocain et nous le suivons respectueusement dans cet ensemble préhistorique unique au Maghreb.

 

 

 

Notre guide.

 

 

                « Le cromlech de M'Zora » : C’est une magnifique structure en pierre, d’une circonférence moyenne de 60 mètres avec un tumulus central, encerclé par cent soixante seize menhirs dont le plus élevé atteint 6 mètres. Curieux ce monument, cela ne ressemble en rien à ce que nous connaissons en France, pourtant quelques spécialistes pensent qu’il possède quelques analogies avec les structures mégalithiques d’Espagne du sud.

MZORA 05 1000x889Plan général du monument mégalithique de M’Zora : cromlech et tumulus au centre / Relevé Mission préhistorique française au Maroc.I.N.S.A.P. Rabat.J-P.Daugas et alii 1980, complété 1998. DAO: C.Daugas 1999.

 

                L’endroit est un peu déconcertant au prime abord et difficile à saisir dans son ensemble.  Notre guide, qui parle espagnol, ne peut guère nous aider et c’est au bout de quelque temps, en suivant l’alignement extérieur de mégalithes, que nous en comprenons la disposition en découvrant la tombe centrale en  tholos avec en arrière plan le grand menhir baptisé « El Uted », (le mât). Sur l’esplanade, près de la route, quelques grosses structures mégalithiques couchées sont encore visibles et de nombreux et divers éclats d’outils en pierre jonchent le sol.

 

MZORA 01 1000x750« El Uted »,  Le plus haut menhir du tertre funéraire de M’Zora  

 

 

 

MZORA 04 1000x685Le tumulus et « El Uted »   

 

 

Historique du site

 

MZORA 07 589x1000M'Zora dans l’antiquité.

                C’est Strabon (Ier siècle av JC) qui évoquera le premier la découverte du monument par le général Romain Sertorius (122-72 av JC). Plutarque (IIe siècle ap JC) nous donnera plus de précisions sur la mise à jour par le général d’une « tombe de géants » assimilée à l’époque au tombeau d’Antée, roi de Libye, terrassé par Hercule suivant une tradition évoquée dès les Ve et IVe siècles avant notre ère par Pindare et Diodore de Sicile.

 

 

M'Zora les premières fouilles.

                Une tradition antique reprise dès le début du XIXe siècle par des voyageurs européens qui décriront également les vestiges du site comme la tombe du géant Antée. En 1932 cette version, sera remise en cause par H.Koehler qui analysera objectivement le lieu. Entre 1935 et 1936 l’archéologue espagnol C. L. de Montalban va engager des fouilles sérieuses qui seront interrompues brutalement par la guerre civile espagnole et son arrestation par Franco. En 1952, Miguel Tarradel en fera  une relation sommaire et indirecte puis, entre 1969 et 1972, une équipe franco-américaine réalisera des relevés aux instruments entachés de nombreuses inexactitudes.

 

 

M'Zora aujourd’hui

                Finalement, c’est à la demande du gouvernement Marocain qu’en 1979-1980 puis en 1998, sous la direction de J.P Daugas et A-El.Idrissi, une coopération scientifique s’est formée avec la Mission Préhistorique Française, pour reprendre les investigations sur le complexe mégalithique. (J.P. Daugas, A-El.Idrissi, C.Daugas, P.Chevet, E.Pean, B.Ouchaou). C’est sur les travaux de cette équipe que je me suis appuyé pour rédiger cet article grâce au document « L’ensemble mégalithique de M’Zora à Chaoued » (T’nine sidi Lyamani, province de Tanger, Maroc) dans « Origine et développement du mégalithisme de l’ouest de l’Europe »-Octobre 2002 - Je tiens vivement à les en remercier.

 

 

 

 

M'Zora, qu’était ce ?

 

                Lorsque les équipes Franco-Marocaines reprirent les prospections en 1980, ils interrogèrent les derniers témoins marocains des fouilles de Montalban, brutalement interrompues par son arrestation en 1936 lorsque le Maroc du Nord était encore sous gouvernance espagnole. Les témoignages recueillis, notamment auprès du père de notre guide, révélèrent que l’archéologue espagnol avait emporté toutes ses notes et le produit des fouilles du tumulus avant de disparaître. Les pièces principales semblent avoir été une épée courte en fer, un four avec des cendres, et une dalle gravée en caractères libyques. 

MZORA 09 1000x580Les menhirs du Cromlech  et « El Uted » encerclant le tumulus

 

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De grosses structures mégalithiques couchées sont encore visibles

 

 

Du néolithique...

                Leurs propres études du site les amenèrent à la conclusion que l’endroit avait été primitivement occupé par des populations néolithiques (IIIe-IVe millénaires av J-C) qui bâtirent ce cercle mégalithique unique au Maroc. Ces peuples dont la pierre était la matière première pour la fabrication de leurs outils étaient probablement en relation étroite avec les néolithiques de la péninsule ibérique de l’autre côté du détroit de Gibraltar.

 

... à l’âge du fer   

                Beaucoup plus tard, le centre du cromlech aurait été certainement réutilisé par un roitelet protohistorique de l’âge du fer (IVe siècle av J-C, début de l’époque mauritanienne au Maroc antique) qui se fit construire en son centre un tertre funéraire comparable aux nombreux tumulus de la même époque trouvés alentour.

 

 

M'Zora ! Une tombe dans un endroit vivant !

 

MZORA 11 1000x947M’Zora, tombe protohistorique, accolée au douar de Chaoued et protégée par les figuiers de barbarie, est aussi un endroit vivant.

                Des bruits de la vie quotidienne s’y font entendre, des rires d’enfants partant à l’école, un petit cheval tirant une charrette remplie de bouteilles de gaz caracole sur la route proche, des coqs invisibles s’époumonent de leurs chants victorieux dans les bosquets de figuiers alentour, des femmes en tenue traditionnelle sont réunies et bavardent autour d’un puits.

                MZORA 10 1000x701Tout à coup, peut être dérangée par nos allées et venues, ou curieuse tout simplement, une magnifique tortue va parader quelques instants devant nos appareils photos avant de disparaître on ne sait où!

 

 

 

MZORA 12 1000x249

 

Vidéo :

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Pour aller plus rapidement que nous à M'Zora avec le GPS...

                Prendre la N1 entre Larache et Tétouan,

la route de M’Zora s’ouvre au nord-ouest à 35 23 21.19 N – 05 54 56.81 O.

Le cromlech est à 3 kms à 35 24 15.96 N – 05 54 56.81 O

 

Texte : JEAN  -  Photos : Isabelle

 

 

A  suivre : LE MAROC,  TERRE  MYTHOLOGIQUE  ET  DE  LEGENDE

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 06:24


 

SAT logoTOUQUIN (Seine-et-Marne)

EXPOSITION ARCHEOLOGIQUE PERMANENTE

Au local de la S.A.T. à la Maison des Associations

  

La Société Archéologique de TOUQUIN (S.A.T.) vous invite à venir visiter son exposition archéologique au local de l’association.

La salle d’exposition archéologique est ouverte depuis le 15 janvier 2012 et présente les résultats des recherches archéologiques de la région et un patrimoine local  qui va de la préhistoire (-50 000 ans) à l’époque moderne (XVIIème siècle).
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Pour illustrer au mieux des périodes comme la préhistoire, nous avons fait appel à Monsieur Hervé BEAUDOUIN qui a réalisé l’ensemble des reconstitutions d’éclats lithiques emmanchés présentés sur les murs et dans les vitrines.
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Horaires :                                                                                                                                                 La salle est ouverte les samedis et dimanches de 10h à 12h et de 14h à 17h.                   

Pour les scolaires : ouverture le mercredi sur rendez-vous (01 64 04 15 08).

Entrée libre.

Accès :                                                                                                                            Maison des Associations de TOUQUIN (Seine-et-Marne), derrière la mairie, place du village.

Pour venir à Touquin : à mi-chemin entre Rozay-en-Brie et Coulommiers...
SAT Carte IGN


Prochainement dans ces pages :

LES  FOUILLES  SUR  LA  VOIE  ANTIQUE  DE  TOUQUIN

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 17:22

 

YVONNE est allée en SARDAIGNE en 2007 et se souvient…

 

LA ROCCIA DELL’ELEFANTE  

 Après CASTELSARDO, nous prenons une route qui  serpente dans les collines.

 Sardaigne 1 Yvonne 6De loin nous voyons notre but : la Roccia dell’Elefante, c'est-à-dire le Rocher de l’Eléphant.

Il y a une énorme  trompe noire qui surgit et nous impressionne.

Elle est en trachyte, cette roche volcanique qui rappelle le passé de l’île.

  

  Sardaigne 1 Yvonne 5

Le rocher est percé de nombreuses grottes, certaines aménagées et taillées à la perfection.

Sardaigne 1 Yvonne 4

Et avec étonnement  nous voyons la même sculpture que sur certaines entrées d’allées couvertes chez nous : les colliers d’une idole ou les cornes d’un taureau !

 

Dans cette nécropole il a été compté 18 sépultures, il  a été trouvé un peu de matériel dont une flèche en obsidienne, les hommes du néolithique en faisaient commerce avec la Corse, l’Italie, l’Espagne et l’Afrique du Nord.

Les archéologues pensent que cette population inhumée était d’époque prénuragique. [Culture nuragique]

 

 

CODDU VECCHIU : LES TOMBEAUX DE GÉANTS

 Sardaigne 1 Yvonne 1

Sardaigne 1 Yvonne 2Dans le Nord de l’île, près d’ARZACHENA, se trouve un des Tombeaux de Géants les plus imposants de l’île. 800 tombeaux ont été recensés. Caractéristiques du IIème millénaire av. J.C, ce sont de grandes sépultures collectives de l’époque nuragique. Leur forme s’apparente à celle des allées couvertes. Elles ont une façade et une stèle centrale avec une ouverture en hublot pour les offrandes. Ces tombeaux ont été tellement pillés qu’il ne subsiste que  peu de renseignements sur la population ensevelie.

Sardaigne 1 Yvonne 0 

Sardaigne 1 Yvonne 3A Coddu Vecchiu la stèle mesure environ 4 mètres de hauteur, il y a un reste de tumulus et plusieurs dalles de couverture sont en place.

Les castelli corses  sont dérivés des  nuraghi sardes et ont été érigés dans le Sud  (il y a 10km entre les deux  îles).

Ces tombeaux de Géants se trouvent dans les environs des villages nuragiques.

 

J’ai eu l’idée d’aller voir ces monuments après avoir suivi les cours passionnants du professeur Jean GUILAINE  au Collège de France.

 

Documentation :

Les castelli de Corse sont-ils de petits nuraghi ? – L. J. Costa, L’ARCHEOLOGUE  N°72, 2004.

 

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