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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 06:11

 

 

 

Cambous village du premier âge du cuivre

 

Cambous-Jean 00

 

Il fallait y aller

             

Nous rentrons, les membres du PAAC, d’un voyage à la découverte des mégalithes et villages  de l’âge du cuivre (Chalcolithique) dans le département de l’Hérault.

Les sites de Ferrières, Lamalou, Ferrussac, St Michel de Grammont, ne nous sont plus inconnus dorénavant, mais je voudrais vous faire modestement découvrir le village Chalcolithique de Cambous qui m’a toujours fasciné et intrigué ! Bref il fallait y aller!

 

 

 

Cambous-Jean 01


Cambous-Jean 02De la pierre au métal

 

            Le travail du métal démarra timidement vers la fin du IV°millénaire en France du sud probablement par des apports venus depuis le monde italique ou ibérique.

            Bien que la pierre soit toujours utilisée, c’est vers 2700-2600 av JC que la métallurgie du cuivre est désormais bien implantée en France méditerranéenne.

            Cela est dû à la proximité des gisements de cuivre qui feront du Languedoc et des causses qui l’entourent la région pilote en matière de métallurgie (Groupe de Fontbouisse).

 

 


 

Le plus vieux village de France

 

 

         Cambous-Jean 03   « Découvrir Un village chalcolithique Languedocien est déconcertant de prime abord, c’est un gigantesque pierrier qu’il faut fouiller et interpréter… » nous signale notre guide Frédéric…. La visite a commencé, suivons-le !

            «… Le village de Cambous est situé sur la commune de Viols-le-Fort sous la garde vigilante du Pic St-Loup qui domine une magnifique région dans l’Hérault, entre Montpellier et les Cévennes et c’est grâce à la persévérance de l’inventeur du site, H.Canet, que la mise au jour du plus vieux village de France a pu être menée à bien dès 1967….    

                       

Des maisons de pierres sèches

 

            Le village de Cambous est composé de quatre groupes de hameaux, voisins les uns des autres et ces sites sont eux-mêmes constitués  de huit à dix cabanes aux murs de pierres sèches accueillant hommes et animaux.

 

 Le groupe A, qui était le mieux conservé a révélé dix constructions qui ont fait l’objet de recherches approfondies.

Cambous-Jean 04

           

Le groupe B, en cours de dégagement, a mis au jour seulement une grande cabane rectangulaire terminée aux extrémités par des absides en demi-cercles. Des murs très épais (1,50 à 2m)  construits en double parement avec bourrage intermédiaire de cailloutis supportent une couverture végétale complétée par des dalles de calcaire.

Cambous-Jean 05


            Pour accéder aux maisons et communiquer entre elles, des portes étroites en couloir au sol dallé sont aménagées à travers les murs épais. Par contre, le sol intérieur des maisons est quant à lui en terre battue.

 

 

La cabane reconstituée

 

Cambous-Jean 06

 

 

La reconstitution de la maison de Cambous nous informe sur son organisation interne, avec un foyer central entouré de zones de vie et de travail bien délimitées.Cambous-Jean 07

 

Cambous-Jean 08

 

 

Les fouilles internes des cabanes ont livré un très riche mobilier, poteries, parures, outillage en silex avec très peu d’outillage en métal. A l’extérieur, les habitants utilisaient les cavités naturelles comme dépotoirs, des avens qui ont été une source inestimable de renseignements.

 

 


            Bien sûr, il est difficile d’imaginer au XXI°siècle ap. JC ce qu’était la vie quotidienne des « Cambousiens » du XXV° siècle av. JC. Cultivateurs  de céréales et éleveurs principalement de moutons et chèvres, ils ont avec leurs ancêtres défriché et façonné cette terre, pour au fil des siècles nous la livrer, après une utilisation intensive, telle que nous la connaissons aujourd’hui : la garrigue.

 

 

La garrigue

 

          Cambous-Jean 09  Ce paysage, qui s’établit dans les massifs calcaires, résulte en général de la dégradation de la forêt de chênes verts, qui passe progressivement à des peuplements de pins d’Alep, puis à la garrigue.

            Marcher dans la garrigue au printemps à la recherche des mégalithes, comme nous l’avons fait, est un vrai plaisir, les nombreux oiseaux chantent à tue-tête, nos chaussures soulèvent les odeurs de thym et de laurier et la découverte du premier dolmen est toujours une aventure que nous vous invitons à suivre avec nous prochainement.

 

 

 

Bibliographie 

Cambous, Village préhistorique-Viols en Laval Hérault

Société Languedocienne de Préhistoire : http://www.archeologue.org/

 

La mer partagée, Jean Guilaine

 

 

 

Photos : Isabelle et Jean

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Published by JEAN - paac-archéologie
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commentaires

agendicum 18/06/2012 06:54


Cet article donne l'envi d'y aller !

yvonne garnier 17/06/2012 09:34


Très bon reportage sur ce site si bien conservé et aménagé !


C'était une visite très marquante.


Yvonne

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